Hollande "s'époumone", Sarkozy s'inquiète

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Hollande "s'époumone", Sarkozy s'inquiète
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TOUT EST DIT - Le président-candidat a mis en garde son principal adversaire : il reste encore trois semaines de campagne !

A trois semaines du premier tour, on s’interroge beaucoup ce mardi sur l’état de fatigue des candidats. Surtout depuis la chûte d'Eva Joly. Alors que les meetings se suivent et ne se ressemblent pas, figurez-vous que Nicolas Sarkozy s'inquiète pour... François Hollande ! Invité sur le plateau de Canal +, le président-candidat commente des images de la campagne de son principal adversaire. "A force de hurler comme ça", il risque de s'abimer la voix, dit Nicolas Sarkozy. Selon lui, inutile de vociférer pour se faire entendre. 

D'autant qu'il reste encore près de trois semaines à tenir et que ça fait plus d'un an que François Hollande est en campagne. Souvenez-vous, il s'était déclaré en mars dernier, au moment de la primaire socialiste. En un an, le candidat socialiste a eu le temps de se blinder. Habitué à se faire chambrer, il répond calmement : Moi, fatigué ? Jamais ! Même si "quelques-uns me fatiguent"...

Ce mardi, on évoque de nouveau un éventuel débat entre les dix candidats. Ou plutôt leurs représentants. Une émission est prévue sur France 2,  le 16 avril. Pour l'instant, on en sait pas plus mais ça suffit à mettre François Bayrou en colère. Si les candidats eux-mêmes ne viennent pas en plateau, ça ne sert à rien. Hors de lui, le candidat du MoDem évoque une "entente clandestine" entre Nicolas Sarkozy et François Hollande

On termine par une vidéo étonnante. Dimanche dernier, la ministre Valérie Pécresse distribuait des tracts dans les rue du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis au Nord de Paris. En plein marché, elle est tombée nez-à-nez avec des militants socialistes. Très vite, la discussion a tourné à la prise de bec. "Tu te tais 5 minutes" a hurlé, sourire aux levres, la ministre. Attention au coup de pompe. Nous sommes encore à 3 semaines avant le premier tour !

"On peut dire la même chose plus calmement" (Nicolas Sarkozy) :