Hollande loue "le réformisme" de Mauroy

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Hollande loue "le réformisme" de Mauroy
@ Reuters
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DISCOURS - Le président a salué la mémoire de l'ancien Premier ministre socialiste.

"Un enfant du peuple" qui est "entré dans l'Histoire". Voici comment François Hollande a défini l'ancien Prmeier ministre Pierre Mauroy. Mardi matin, le président, entouré de tout le gouvernement, mais aussi de nombreuses personnalités politiques de gauche comme de droite (Michel Rocard, Jacques Delors, Rober Badinter, Lionel Jospin, Jean-François Copé, Jean-Pierre Raffarin, François Bayrou, etc.), a rendu hommage à l’ancien premier chef de gouvernement socialiste de la 5e République, décédé il y a quatre jours à l’âge de 84 ans.

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"L’artisan de grandes conquêtes sociales". Pierre Mauroy, ce n’est pas que le tournant de la rigueur de 1983. C’est aussi l’homme des premières réformes de l’ère Mitterrand : décentralisation, abolition de la peine de mort, nationalisations. Un réformisme qu’a voulu rappeler François Hollande, qui a salué ce grand dirigeant de la gauche pour qui "réformer ce n'était pas renoncer, c'était réussir". D’ailleurs, "Pierre Mauroy est entré dans l'Histoire pour avoir été l'artisan de grandes conquêtes sociales et de libertés nouvelles", a affirmé le chef de l'Etat.

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"Un destin exceptionnel". Dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides à Paris, le chef de l’Etat a donc retracé la vie de Pierre Mauroy, un homme au "destin exceptionnel". "Peu d'hommes, même éminents, peuvent s'enorgueillir d'avoir fait l'Histoire de leur pays. Pierre Mauroy est incontestablement de ceux-là", a encore déclaré le chef de l'Etat, auss lyrique qu’ému.



La nécessaire rigueur. Et si son gouvernement a pris le tournant de la rigueur à peine deux ans après l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir, c’est car c’était "la condition pour poursuivre la réforme, le changement", a défendu François Hollande. Avant de préciser que ces décisions difficiles - "sérieux budgétaire, blocage des prix et des salaires, restructurations industrielles", a-t-il énuméré -, lui "coûtèrent", "mais il sut prendre ces décisions parce qu'il les savait non pas inévitables, mais nécessaires pour reconvertir, redresser et repartir". Tout ressemblance avec un actuel président serait purement fortuite…