Hollande : les 6 dossiers inévitables

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Hollande : les 6 dossiers inévitables
François Hollande tentera de rassurer les Français sur nombre de sujets chauds. Pas gagné...@ REUTERS
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Chômage, mariage gay, Mali… : les sujets sensibles ne manqueront pas jeudi soir.

A quelques heures de son grand oral télévisé, la pression monte à l'Elysée. Toute la journée, François Hollande va continuer à travailler ses notes avec ses conseillers. Mercredi soir, le président a réuni ses plus proches, ministres et députés hollandais, au ministère de la Défense, chez le fidèle Jean-Yves le Drian.

Les sujets ne manquent pas pour le chef de l’Etat, qui répondra aux questions de David Pujadas sur France 2, à partir de 20h15. L’exercice sera avant tout pédagogique. "Il y aura aussi des précisions, cela peut conduire le président à dire une ou deux choses nouvelles, mais ce n'est pas l'objectif premier", assure ainsi un de ses plus proches conseillers politiques.

>>> Après un premier tri, voici une liste des sujets sur lesquels le président de la République est (tout) particulièrement attendu.

• Le chômage. C’est, depuis des mois, sinon des années, la principale préoccupation des Français. Et la conjoncture n’est pas près de changer cet état de fait. Le chômage a frôlé en février le record de 1997 avec 3,187 millions de demandeurs d'emplois. Cela n’a pas empêché François Hollande de réitérer son objectif d’une inversion de la courbe avant fin 2013. "Ce n'est pas un problème de conviction, ce n'est pas simplement une croyance, c'est une volonté, un objectif et je m'y tiendrai", a déclaré mardi le président. Une méthode Coué suffisante pour relancer la machine ?

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• La taxe à 75%. Il s’agissait là d’une des principales promesses de la campagne du candidat Hollande. L’une des plus symboliques, tout du moins. Le chef de l’Etat ne devrait pas manquer d’être interrogé sur cet impôt exceptionnel, retoqué par le Conseil constitutionnel, puis limitée à 66,6% par le Conseil d'Etat. Le gouvernement cherche une riposte. François Hollande pourrait dessiner les contours d’un nouveau projet jeudi soir.

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Laurence Parisot dépitée

© REUTERS/Charles Platiau

• La "flexisécurité". Salué comme historique, l’accord sur l’emploi trouvé le 11 janvier dernier entre le patronat et certains syndicats n’est toujours pas appliqué, faute d’une transposition législative. Au Medef, on craint que les députés de gauche ne dénaturent le texte, censé apporter plus de sécurité à l’employé et plus de flexibilité à l’employeur. "J'attends très clairement, demain soir, du président de la République, que celui-ci indique à sa majorité qu'il convient de transposer l'accord du 11 janvier (...) fidèlement et rapidement", a prévenu mercredi Laurence Parisot, patronne des patrons, sur RTL. En clair, François Hollande devra ménager d’un côté le patronat, de l’autre l’aile gauche du PS, qui souhaite amender le texte.

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• Le mariage gay. Actualité oblige, on imagine mal François Hollande ne pas évoquer le mariage pour tous. Car après la manifestation de dimanche, qui a connu des débordements, le sujet reste des plus sensibles. Une manifestation d’opposants à la réforme est d’ailleurs prévue devant France télévisions à 19h30, heure à laquelle François Hollande doit arriver. "Si demain soir, nous n'avons pas de paroles fortes et d'annonce que le président va suspendre le texte...", a déclaré à la presse leur chef de file, Frigide Barjot, laissant sa phrase en suspens. La chroniqueuse mondaine a toutefois peu de chances d’être entendue. Le chef de l’Etat devrait au contraire réaffirmer que la loi sera bien votée.

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manif pour tous

© MAXPPP

• L’affaire Cahuzac. François Hollande a connu la semaine passée sa première crise gouvernementale, avec la démission de Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Le chef de l’Etat devrait profiter de l’occasion pour promouvoir à nouveau sa "République exemplaire". Et montrer que, contrairement à ce que ses détracteurs affirment, il est capable de décider et de trancher dans le vif.

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• La guerre au Mali. La France est maintenant engagée dans le conflit malien depuis plus de deux mois. Alors que cinq soldats français ont perdu la vie depuis le début de l’intervention le 11 janvier, François Hollande devrait confirmer que l’armée tricolore se désengagera très progressivement à partir du mois d’avril.