Hollande : "la Grèce restera dans la zone euro"

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Hollande : "la Grèce restera dans la zone euro"
@ Philippe WOZIJER/AFP
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MISE AU POINT - Le président de la République est revenu lundi sur la victoire du parti de gauche radicale Syriza en Grèce.

Après l'heure des félicitations, est déjà venue celle des mises au point pour François Hollande dans le dossier grec. Quelques heures après avoir invité le nouveau chef du gouvernement Alexis Tsipras à Paris, le président de la République a tenu à rappeler les "engagements pris" par la Grèce sur le plan européen. "La Grèce est dans la zone euro, la Grèce veut rester dans la zone euro et la Grèce restera dans la zone euro", a d'abord affirmé avec une certaine vigueur le président français, qui s'est exprimé lundi lors d'une conférence de presse commune avec son homologue colombien, Juan Manuel Santos.

"Solidarité" et "responsabilité". Interrogé sur les demandes de restructuration de la dette grecque formulée par le nouveau Premier ministre grec, le président Hollande a évoqué "deux principes par rapport à ce que vit la Grèce, c'est-à-dire une austérité qui a été particulièrement douloureuse", la "solidarité" et la "responsabilité".

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"Des engagements ont été pris et ils doivent être tenus". "C'est en fonction de ces deux principes (solidarité et responsabilité, ndlr) que nous allons engager les discussions" avec le nouveau gouvernement grec, a poursuivi François Hollande, notant qu'elles "doivent s'engager parce qu'elles étaient prévues". "Des engagements ont été pris et ils doivent être tenus", a-t-il enchaîné, rappelant que la France avait déjà "participé financièrement aux efforts demandés pour la Grèce".

Alexis Tsipras, âgé de 40 ans, a été officiellement désigné lundi Premier ministre après avoir prêté serment devant le président de la République grec Carolos Papoulias. Au soir de sa victoire, il a de nouveau promis la fin de l'austérité et réclamé une restructuration de la dette grecque. Détenue principalement par l'Allemagne et la France, cette dette représente 177% du PIB grec. L'idée d'un nouvel effacement d'une partie de la dette a été catégoriquement rejetée par Berlin.

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