Hollande : "l’aveu d’échec" de Sarkozy

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Hollande : "l’aveu d’échec" de Sarkozy
François Hollande a réagi pour la première fois au discours prononcé jeudi soir à Toulon par Nicolas Sarkozy dans le JDD. Il estime que la parole de Nicolas Sarkozy s'est "épuisée".@ Maxppp
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REACTION - Trois jours après le discours de Toulon, le candidat socialiste parle de "confusion".

"Le discours de Toulon a été un aveu d’échec et un constat d’impuissance". Aux yeux de François Hollande, la parole de Nicolas Sarkozy s'est "épuisée" jeudi soir. C’est ce qu’estime le candidat socialiste à la présidentielle dans une interview au Journal du Dimanche.

"Une confusion des genres"

Le député de Corrèze, qui ne s'était pas encore exprimé sur le discours de crise du chef de l'Etat, y a vu "le propos d'un président en fin de mandat et d'un candidat en début de campagne". Selon lui, cette "confusion des genres est la marque de Nicolas Sarkozy".

"Après cinq années de pouvoir, le chef de l'État en arrive à constater que les Français ont peur et ne sont plus maîtres de leur destin. Il révèle donc qu'il n'a pas été capable de donner un sens à son action et de susciter la confiance de son pays", a jugé François Hollande. Et de commenter : "il admet que la crise est toujours là et s'est même aggravée avec le rôle accru des agences de notation, la circulation frénétique des capitaux, la volatilité des marchés, la fragilité des États. Il en est réduit à une fuite en avant en proposant un nouveau traité européen. Sa parole s'est épuisée".

Sur l’attaque du président de la République sur la gauche et les 35 heures, François Hollande a jugé que Nicolas Sarkozy "s’accorde à lui-même une totale immunité et renvoie la responsabilité de son impasse du côté de ses lointains prédécesseurs ou de son possible successeur". Et ce, alors qu’a tenu à rappeler François Hollande : "Nicolas Sarkozy est au pouvoir depuis dix ans, cinq ans comme ministre et cinq ans comme président. (…) Les 35 heures c’était il y a douze ans, ce régime a été modifié au moins trois fois depuis 2002 et la défiscalisation des heures supplémentaires opérée en 2007 a fini de les démanteler".

"Rien n'est jamais de sa faute"

"Rien n’est jamais de sa faute, ni les déficits qui explosent, ni la dette qui est passée de 58% à 88% du PIB en une décennie, 500 milliards de plus sous son seul quinquennat, pas davantage le chômage qui atteint un niveau historique, pas la croissance qui aura été la plus faible sous son mandat depuis le début de la Ve République", a de nouveau critiqué François Hollande.