Hollande et Aubry signent l'armistice

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Hollande et Aubry signent l'armistice
C'est décidé, François Hollande et Martine Aubry font désormais jouer collectif pour mettre toutes les chances du côté du PS.@ MAXPPP
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Le PS doit rester uni pour l’emporter en 2012. Hollande et Aubry jouent donc l'apaisement.

Les téléspectateurs se souviennent de l'image au soir du second tour de la primaire socialiste : François Hollande et Martine Aubry s’échangeait alors une bise sur le perron de Solferino pour symboliser leur réconciliation après des semaines de campagne parfois à couteaux tirés.

Mais, depuis, Martine Aubry a remis la main sur le parti et les couacs se sont multipliés, avec notamment l'affaire du Mox qui a compliqué les négociations avec les écologistes ou encore les désignations des candidats aux législatives. Avec François Hollande, ils ont donc décidé de signer l'armistice et de l’afficher.

Une réunion de la réconciliation

L’objectif des deux ténors de la gauche est clair : rassurer les socialistes à quatre mois de la présidentielle. Ils ont donc réalisé mardi soir une démonstration d'unité mardi soir à l'Assemblée nationale, lors d’une réunion à huis clos devant les 200 députés du PS.

François Hollande a ainsi loué "les convictions, le courage, la loyauté et l'amitié" de son ancienne rivale. En retour, Martine Aubry s’est dit prête à "cogner sur la tête de ceux qui joueront la division au parti".

Leur campagne va désormais se faire à deux

Accusée par les proches de François Hollande de lui savonner la planche, Martine Aubry se lance donc dans une opération "rattrapage" à la veille de Noël. Oublié le cafouillage sur l'accord avec les Verts, l’entourage de la première secrétaire l’assure : elle va mouiller la chemise dans la campagne. Martine Aubry devrait également effectuer deux à trois déplacements par semaine, dont plusieurs à l'étranger, pour représenter le candidat Hollande.

Le soir du 31 décembre, la patronne du parti laissera sa place à François Hollande pour les vœux du PS sur Internet. "Si c'était évident", grince un proche de Hollande, "elle n'aurait pas besoin d'en faire autant". Plus fort que les coups bas, le plus petit dénominateur commun des socialistes, la victoire en 2012, pourrait enfin réussir à les rassembler.