Hollande en campagne pour les départementales

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LES SECRETS POLITIQUES - Le chef de l'Etat, boosté par les résultats dans le Doubs, veut amplifier la dynamique. Un risque.

L'INFO. A moins de deux mois des élections départementales, la majorité se remet à y croire. L'élimination du candidat UMP dans le Doubs lui a redonné de l'espoir. Manuel Valls va ainsi se rendre jeudi dans cette circonscription pour soutenir le candidat PS en vue du second tour de la législative partielle. Son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en aura fait de même la veille. Et selon les informations d'Europe, François Hollande en personne va faire campagne pour les départementales.

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L'Elysée dément, mais…Le chef de l'Etat va commencer samedi prochain avec un déplacement sur ses terres de Corrèze, un département menacé de basculer à droite en mars prochain. Officiellement, l’Elysée assure que François Hollande y revient parce qu’il l’avait promis lors de sa dernière visite et qu’il ne s’agit pas d’un déplacement de campagne. Objectif : démonter l'idée que le "père de la nation" endosse le costume de patron de la gauche.

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Hollande veut "nationaliser le scrutin". La réalité, c’est pourtant que la stratégie pour les prochaines élections est calée par le président lui même. Lundi matin, lors de la réunion de cabinet, François Hollande a affiché la couleur : il faut "nationaliser le scrutin" et ne pas faire l’erreur des municipales, a-t-il assuré. Alors il prendra sa part dans la bataille politique. "Il aime plus que tout être en campagne", rappelle un de ses fidèles. Ce proche espère même le voir faire quelques meetings, comme François Mitterrand l’avait fait à Rennes avant les cantonales de 1985 ou avant les législatives de 1986.

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"Il ne faudrait pas qu’ils se remettent tous à planer". Le chef de l’Etat a décortiqué le score de la partielle du Doubs, et il y voit le début d’une dynamique qu’il faut amplifier. Mais il prend un risque. Car le résultat de dimanche dernier est un trompe l'œil pour le PS, qui a perdu 12 points par rapport au dernier scrutin, ce que n'a pas manqué de pointer l'UMP. "Il ne faudrait pas qu’ils se remettent tous à planer…", s'inquiète déjà un conseiller gouvernemental.