Hollande, candidat prudent à Gandrange

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Hollande, candidat prudent à Gandrange
François Hollande s'est rendu à Gandrange mardi.@ REUTERS
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Le candidat socialiste a évité de faire des promesses lors de sa visite mardi sur ce site.

Pour les candidats à la présidentielle, la visite à Gandrange semble faire figure de passage obligé. François Hollande, accompagné de Martine Aubry, s’est rendu mardi dans cette aciérie de Moselle fermée en 2009, devenue un symbole des "promesses non tenues" de Nicolas Sarkozy, comme le rappelle une plaque posée en 2009 par la CFDT et volée il y a une semaine.

"Gandrange est devenu un lieu symbole de l’abandon de l’emploi comme priorité, symbole de l’absence d’une politique industrielle et symbole d’un manquement à la parole donnée", a fustigé le candidat du PS après une rencontre avec les syndicalistes d’ArcelorMittal.

François Hollande, suivi par 160 journalistes, s’est montré prudent et n’a fait aucune promesse. "Je ne suis pas venu ici pour laisser croire que, dès l’élection présidentielle, tout sera possible", a-t-il lancé, ajoutant toutefois que "tout sera engagé, tout sera fait pour que nous ayons la clarté dans les objectifs et la mobilisation des moyens".

Pas d’"opération de mistigri"

Des promesses,  les syndicalistes d’ArcelorMittal disent en avoir "plein les valises". "On n’a pas plus confiance en lui [qu’en un autre candidat]. On veut des actes", a expliqué un représentant de la CFDT au comité de groupe européen de l’entreprise sidérurgique. Le syndicaliste a toutefois offert à François Hollande et Martine Aubry des casques pour se "protéger des mauvais coups de la campagne", sur lesquels on pouvait lire "l’acier lorrain vivra".

A la veille du sommet social convoqué par Nicolas Sarkozy, François Hollande a tenu à mettre en garde : retrouver la compétitivité ne passera pas par "une opération de mistigri", une "opération fiscale de dernière heure, improvisée".

Défense des 35 heures

En présence de Martine Aubry, il a également rendu hommage aux 35 heures. Martine Aubry "a mené de grandes réformes qui font l'honneur de la gauche, qui sont rappelées, parfois négativement, par nos adversaires, a lancé le candidat. "Ce n'est pas cette réforme qui a mis en cause la compétitivité", a-t-il noté, défendant les réformes qui "font honneur à la gauche", comme les congés payés.

Le candidat socialiste a également visité une aciérie et ferronnerie en activité, à Thionville. Là, il a rappelé ses principales propositions pour l’industrie : mobilisation des capitaux grâce à une Banque publique d’investissement, soutien fiscal aux entreprises innovantes, formation et contrat de génération dans l’entreprise.