Hollande, candidat "à l'ancienne" dit l’UMP

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Hollande, candidat "à l'ancienne" dit l’UMP
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C’est le message martelé par les ténors de la majorité, lundi matin.

"Discours à l’ancienne". "Discours du monde d’hier". Lundi matin, les ténors de la majorité ont ciblé leurs attaques contre François Hollande, après son premier meeting de campagne, dimanche, au Bourget. Le message à relayer sur toutes les antennes ? François Hollande est un candidat dépassé et un homme du passé.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a lancé la contre-attaque dans une interview au Figaro. "A aucun moment ne lui est venue l'idée de proposer une de ces réformes vitales pour le pays, au risque d'être impopulaire",  juge le secrétaire général de l'UMP. Au-delà des "applaudissements garantis sur les bancs socialistes", "que doit-on en faire une fois les lampions de la fête éteints ?", s'interroge le patron de l’UMP, estimant que ce discours est "en décalage complet avec le monde d'aujourd'hui et les réformes vitales pour la France".

Brice Hortefeux - qui dirige la cellule riposte de l’UMP -  a, lui, renvoyé François Hollande 30 ans en arrière. Sur LCI, le ministre de l’Intérieur a fustigé un "candidat des années 70-80" qui prône une "économie administrée qui ne marche pas". "Le monde a changé, la France a changé", a poursuivi le responsable de l'UMP alors que François Hollande et le Parti socialiste "sont restés les mêmes".

"On ne peut plus promettre aux Français la lune"

Le député UMP Bernard Debré était sur la même tonalité, au micro de RFI, reconnaissant une "flamboyance extraordinaire" dans le discours de François Hollande, "avec des formules qui sont ciselées, qui sont belles…" mais des promesses impossibles à tenir. "On ne peut plus promettre aux Français la lune", s'est exclamé le député UMP.

Et sur le fond ? Rien ou presque sur les mesures dévoilées par François Hollande. Comme si le parti majoritaire avait été pris de court. Impossible, en effet, de vanter le bilan du chef de l’Etat, puisque François Hollande a pris soin de ne jamais le citer lors de son premier meeting de campagne. "Dans son discours, il ne s’est pas construit contre Nicolas Sarkozy", note Stéphane Rozès, politologue, président de CAP (Conseils analyses et perspectives). Le candidat socialiste a aussi désorienté ses adversaires en détaillant quelques grands axes de son projet présidentiel dès dimanche, alors qu’il ne devait le faire que jeudi prochain. 

En attendant l’annonce du programme détaillé et du chiffrage du candidat socialiste, jeudi, l’UMP continuera ses attaques sur le même registre. Et promet déjà une nouvelle "riposte" pour le milieu de semaine, selon Valérie Rosso-Debord, interrogée par le jdd.fr