Hollande attendu chez Petroplus

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Hollande attendu chez Petroplus
Le candidat du PS à l'élection présidentielle François Hollande se rendra jeudi à la raffinerie Petroplus.@ REUTERS
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Il rend jeudi à la raffinerie menacée de fermeture. Une décision prise au pied levé.

Réactivité. Voilà désormais le maître-mot dans le camp Hollande. Le candidat du PS à l'élection présidentielle se rendra jeudi à la raffinerie Petroplus en grande difficulté de Petit-Couronne, près de Rouen. Il devrait retrouver sur place le député PS de Seine-Maritime Laurent Fabius et le président PS du Conseil régional de Haute-Normandie Alain Le Vern. Une décision prise au pied levé par toute l'équipe de campagne de François Hollande, selon les informations du Buzz politique d'Europe 1.

Hollande et Fillon se marquent à la culotte

De retour de son meeting présidentiel à Mérignac, François Hollande devait initialement aller à Caen jeudi matin, pour discuter formation professionnelle. Ses proches ont donc monté une visite surprise du candidat socialiste, qui fera finalement un détour par Petroplus, menacée de fermeture, pour rencontrer quelques-uns des 550 salariés inquiets.

Après SeaFrance, pas question pour le candidat socialiste de se laisser doubler par la droite sur ce nouveau dossier à risque. D'autant que le Premier ministre François Fillon a lui aussi bousculé son emploi du temps pour recevoir le patron de Petroplus, Jean-Paul Vettier, jeudi matin.

La réunion initialement prévue mercredi après-midi avait du être reportée "pour raison matérielle", le PDG de l'entreprise suisse ayant connu un problème de transport, d’après Matignon. Cet entretien, auquel participeront le Premier ministre, Jean-Paul Vettier et le ministre de l'Economie François Baroin, a été reprogrammé jeudi à 11 heures. Simple coïncidence ou pas, cette rencontre se déroulera ainsi au moment choisi par le candidat socialiste pour se rendre à Rouen.

Le ministre de l’Industrie Eric Besson l’a en tout cas assuré à Europe 1 : jusqu’en mai, "le gouvernement sera sur tous les dossiers" impliquant un risque important de faillite.

Les candidats se bousculent

Et l'intersyndicale de la raffinerie entend bien profiter de cette mobilisation des politiques. Celle-ci a invité tous les candidats à l'élection présidentielle, à venir s'exprimer devant les salariés, à l'exception toutefois de la candidate du Front national Marine Le Pen.

De leur côté, le candidat du Nouveau centre Hervé Morin et Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche prendront la parole vendredi. La candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, est attendue le 16 janvier dans la raffinerie qui emploie 550 salariés.

Le premier candidat à avoir fait le voyage de Petit-Couronne a été, le 2 décembre, le candidat du NPA, Philippe Poutou, qui a défendu devant les salariés la création d'un "grand service public de l'énergie". Quelques jours plus tard, l'intersyndicale avait reçu Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République, qui a plaidé en faveur d'un "protectionnisme intelligent".