Heures supplémentaires défiscalisées : Valls précise les modalités de sa proposition

  • A
  • A
Heures supplémentaires défiscalisées : Valls précise les modalités de sa proposition
Manuel Valls a changé d'avis sur la défiscalisation des heures supplémentaires.@ PATRICK HERTZOG / AFP
Partagez sur :

Manuel Valls a affirmé que la redéfiscalisation coûtera 4 milliards d'euros et sera effectuée en deux temps.

Le candidat à la primaire de la gauche Manuel Valls a précisé mercredi les modalités de sa proposition de redéfiscalisation des heures supplémentaires. Invité de RTL, l'ancien Premier ministre a jugé que sa proposition de rétablir la défiscalisation des "heures sup", une mesure prise par Nicolas Sarkozy mais abrogée par François Hollande, coûterait quelque 4 milliards d'euros et serait instaurée en deux temps.

Une mesure à 4 milliards d'euros. "Je veux rétablir cette mesure parce qu'il y a eu un sentiment de frustration, de sentiment au fond qu'on ne prenait pas en compte ceux qui travaillaient davantage", a-t-il justifié. "Je veux rétablir cette mesure en commençant par une exonération des cotisations sociales c'est à dire concrètement en augmentant le salaire net des travailleurs, ça c'est un coût de 2,5 milliards d'euros, avant la défiscalisation à proprement parler, ça c'est un coût de 1,5 milliard", a-t-il dit.

Soit les mêmes principes que les heures supplémentaires sous Nicolas Sarkozy. Seule différence proposée par Manuel Valls : un plafond au-delà duquel les heures sup ne seraient plus défiscalisées "qui pourrait être fixé par exemple à 5.000 ou 6.000 euros". Et cela afin que "cette mesure bénéficie d'abord à ceux qui en ont le plus besoin et pour éviter les abus", a plaidé l'ex-Premier ministre.

Une mesure de justice. L'ex-Premier ministre a expliqué ce changement de cap mercredi soir sur TF1. "On peut changer d'avis, il faut écouter les salariés (...) qui ont dit 'on a perdu du pouvoir d'achat'", a fait valoir Manuel Valls. "Je ne crois pas que la politique ce soit le sectarisme", a-t-il ajouté. "Sur cette mesure, oui je crois qu'il faut y revenir. Je crois que c'est une mesure de bon sens, de justice", a-t-il martelé.