Hénin-Beaumont : le FN bataille contre un éventuel "réflexe républicain"

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Hénin-Beaumont : le FN bataille contre un éventuel "réflexe républicain"
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Le candidat frontiste Steeve Briois a réalisé un score de 39,34% au 1er tour. Le second tour a lieu dimanche.

Tractage, militants en effervescence : le candidat FN Steeve Briois et sa colistière Marine Le Pen mènent une campagne intense pour remporter le 2e tour des municipales dimanche à Hénin-Beaumont, lors duquel le divers gauche Daniel Duquenne espère un "réflexe républicain". "On réagit au jour le jour", déclare Marine Le Pen dans une permanence de campagne aux airs de ruche, où les militants plient des centaines de tracts tenant compte des informations glanées dans la presse du matin.

"On ne va pas vendre la peau de l'ours, mais on part avec de bonnes chances, contrairement à notre concurrent qui est en train de se dépatouiller avec la gauche, avec les appareils politiques", explique tranquillement Steeve Briois, fort de son score de 39,34% des voix au 1er tour, devant la liste Daniel Duquenne (20,19%).

Pour Marine Le Pen, son adversaire "a peur et se met sous la tutelle socialiste". "Je n'appartiens à aucun parti politique", rétorque Daniel Duquenne, qui dans le calme de son local de campagne, explique avoir refusé la fusion des listes de gauche (majoritaires en voix au 1er tour, ndlr) et le "pacte républicain" proposé par le PS au soir du 1er tour. "Pour plus de clarté, il vaut mieux que je reparte de manière autonome", estime Daniel Duquenne, qui a également refusé la venue de "stars" du PS.

La stratégie de Daniel Duquenne s'inscrit dans sa volonté de se démarquer de l'héritage de l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville, écroué et mis en examen en raison de malversations présumées. Il rappelle ainsi avoir dès 2001 "quitté le PS pour ne pas cautionner" l'ancien maire. Steeve Briois, de son côté, n'a de cesse de mettre en avant son ancrage "d'enfant du pays" et d'arpenter les marchés de la ville, dont Daniel Duquenne est, selon lui, "absent".

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