Hamon veut supprimer du calcul du déficit les investissements de Défense

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Le candidat à l'élection présidentielle, invité d'Europe 1, estime que l'investissement de la France en matière de lutte contre le terrorisme doit être mieux pris en compte par les autorités européennes.

INTERVIEW

Alors que François Hollande est actuellement en déplacement en Irak, Benoît Hamon, candidat à la primaire organisée par le PS et invité lundi de la matinale d'Europe 1, a rappelé la nécessité d'adapter le budget de la Défense aux efforts demandés. "Il faut que la France conserve un outil de défense complet si nous voulons resté souverain et autonome", a-t-il déclaré. "Cela suppose que sur le plan conventionnel nous maintenions les investissements prévus, ce qui suppose d’adapter le budget de la Défense […] Il faudra continuer à investir.", estime-t-il.

Sanctuariser le budget de la défense. Sur le plan européen, "non seulement il faut continuer les coopérations […], mais au delà, il faut que les investissements qui sont consentis par la France, donc par le contribuable français, soient exclus du calcul des déficits", propose le député des Yvelines. "Il n’est plus possible aujourd’hui, dés lors que la France investi lourdement, et que ces investissements visent à construire un bouclier pour protéger l’Europe – notamment quand nous sommes intervenus au Mali, et quand nous apportons notre contribution militaire en Irak et en Syrie -, que l’effort de guerre fait par les seuls Français soit directement imputé au calcul du déficit". 


Les critiques de l'UE. "Il me parait particulièrement injuste, voire indécent, que nous supportions de la part de la Commission européenne des critiques sur notre déficit alors nous faisons un effort que personne d’autre ne fait en Europe, et que cet effort ne sert pas à protéger les Français mais toute l’Europe", a-t-il encore fait valoir. "Si nous voulons conserver un niveau d’investissement qui ne sacrifie pas à nos forces conventionnelles, au maintien par exemple de notre capacité nucléaire, il faudra augmenter le budget de la Défense", soutient Benoît Hamon qui plaide également pour une augmentation de la réserve de la gendarmerie et des forces armées, "pour pouvoir suppléer à un dispositif Sentinelle qui doit faire moins de place à des militaires professionnels."