Hamon et Fillon d'accord sur une nationalisation temporaire des chantiers de Saint-Nazaire

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Hamon et Fillon d'accord sur une nationalisation temporaire des chantiers de Saint-Nazaire
Selon le candidat socialiste et le candidat LR, il s'agit d'éviter une fuite du "savoir-faire" français.@ AFP
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Selon le candidat socialiste et le candidat LR, qui ont trouvé un point d'accord mardi soir lors du débat à onze, il s'agit d'éviter une fuite du "savoir-faire" français.

François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la présidentielle mardi soir de nationaliser temporairement les chantiers de Saint-Nazaire pour éviter une fuite du "savoir-faire" français. 

"Oui, nos savoir-faire peuvent quitter demain la France si nous ne faisons pas les bons choix sur le plan industriel. Je propose que, sur ces chantiers navals, plutôt que d'assister au désarmement de notre savoir faire(...) nous mettions en place une nationalisation temporaire", a déclaré Benoît Hamon sur BFMTV/CNews, une solution déjà envisagée par le gouvernement actuel.



"C'est mon gouvernement qui a fait rentrer l'État au capital de STX". "Je voudrais juste dire à Benoît Hamon que c'est mon gouvernement qui a fait rentrer l'État au capital de STX, justement pour la raison que vous avez évoquée", a réagi François Fillon, qui prenait la parole juste après le candidat socialiste. 

"Effectivement, aujourd'hui, dans la difficulté où se trouve ce chantier et compte tenu des risques de voir le savoir-faire partir, une nationalisation qui ne soit pas permanente, qui soit là pour permettre une solution à cette entreprise doit être envisagée", a continué le candidat LR.

"Je m'en réjouis". "Je m'en réjouis", a répondu Benoît Hamon, qui avait auparavant indiqué qu'il souhaitait que cette nationalisation temporaire dure "jusqu'au moment où nous retrouverons des partenaires".
Selon le quotidien Le Monde, l'État envisage une nationalisation transitoire des chantiers de Saint-Nazaire, s'il ne parvient pas à un accord satisfaisant sur leur reprise par l'Italien Fincantieri.