Hadopi : Maxime Le Forestier et Pierre Arditi montent au créneau

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Hadopi : Maxime Le Forestier et Pierre Arditi montent au créneau
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Le chanteur et le comédien se sont associés à d'autres artistes, pour publier lundi une lettre au vitriol dans Le Monde. Comme Juliette Greco, ils accusent le PS de les avoir lâchés dans la lutte contre le téléchargement illégal.

La loi sur le téléchargement illégal est à nouveau débattue à l'Assemblée nationale et les socialistes continuent à combattre le texte. Une position incomprise par bon nombre de professionnels de la culture.

Ainsi, après les organisations, ce sont les stars qui se mobilisent dans une lettre publiée dans Le Monde de lundi. Une lettre au vitriol adressée à Martine Aubry : "La gauche - notre famille - (...) C'était la protection du faible contre le fort. (...) Vous êtes désormais, par l'effet d'une étrange ironie de l'histoire, les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique".

Parmi les signataires, Maxime Le Forestier et Pierre Arditi, qui ont défendu leur point de vue mardi matin sur Europe 1. Tous deux affirment que le piratage sur la Toile empêche le financement de nouveaux talents et rejettent l'idée de licence globale défendue par le PS, 2 à 3 euros supplémentaires par abonnement internet, un peu comme le système de la redevance télé. Internet, c'est peut-être une nouvelle façon de consommer mais en aucun cas elle ne peut être gratuite, insistent-ils. Dire qu'on ne peut pas revenir en arrière, que la dérégulation du monde de la culture est un fait, "c'est pétainiste ! Les Allemands sont là, on les laisse", s'exclame Maxime Le Forestier.

Pierre Arditi, estime que le "droit d'auteur est un droit de l'homme" et qu'"on ne peut pas tourner le dos à cette réalité là. C'est encore pire quand ça vient de son propre camp", dit-il. Ne pas se battre sous prétexte que des petits malins contourneront la loi, "c'est stupide", juge-t-il. Homme de gauche, il fait état de sa très grande déception. La gauche n'est plus "le créateur d'espérances, de rêves, d'illusions" qu'elle avait vocation à être, dit-il.

Réécoutez l'intégralité de l'interview.