Guerre des tweets au PS

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Guerre des tweets au PS
La guerre fait rage sur les réseaux sociaux au parti socialiste.@ reuters
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Avant le second tour de la primaire, le combat fait rage sur les réseaux sociaux.

A la veille du second tour de la primaire socialiste, les réseaux sociaux ont des airs de guerre de tranchée au parti socialiste. Une ambiance que l'écologiste Dominique Voynet résume d'une phrase sur son compte Twitter : "les candidats, ça va, les entourages, c'est la plaie".

"Double discours" et bazookas virtuels

Car, quand François Hollande feint de rester au dessus de la mêlée, ses lieutenants sortent les bazookas virtuels. "Une présidente, ça tient ses nerfs", a ainsi posté Aurélie Filipetti sur Twitter en direction de Martine Aubry, particulièrement offensive dans les derniers jours de la campagne. "Ça panique dur chez les partisans de François", commente un aubryste. "On se calme", a tempéré un troisième socialiste.

La tension est montée d'un cran mercredi dernier quand l'équipe de Martine Aubry a découvert un courriel de consigne du camp adverse relayant rumeurs et attaques contre leur candidate. Ceci a provoqué la colère d'Emile Josselin, responsable de la campagne Internet de Martine Aubry. "Ce qui me choque un peu, c'est une forme de double discours : des appels publics appelant à cesser les attaques personnelles et en même temps des pratiques sur le net où on appelle nommément à proférer ces attaques personnelles", explique-t-il au micro d'Europe 1.

On se lâche plus facilement devant un écran

Du côté de François Hollande, on dit rester "droit dans ses bottes". "Systématiquement sur Twitter, François Hollande est attaqué par l'équipe de campagne de Martine Aubry", se défend Vincent Feltesse, responsable de la campagne web de François Hollande. "On considère que la ligne jaune a été franchie", ajoute-t-il.

Reste que, comme l'explique un militant, "on se lâche plus facilement devant un écran". Mais dès dimanche soir, les deux camps devront se rassembler derrière le candidat ou la candidate désigné(e). Samedi, Martine Aubry a filé la métaphore rugbystique, en affirmant que dès lundi, elle irait faire "la fête" avec François Hollande pour la troisième mi-temps".