Guerre des égos en Corse

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Guerre des égos en Corse
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L’île est l'une des deux seules régions avec l'Alsace à être dirigée par la droite.

L’UMP veut absolument conserver le bastion corse. En 2004, la droite avait totalisé moins de voix que la gauche au second tour de scrutin mais un accord avec les nationalistes lui avait permis d'emporter la présidence de la collectivité territoriale.

A droite, Sarkozy a dû remettre de l’ordre

Face aux ambitions des barons locaux, Nicolas Sarkozy a dû lui-même remettre de l'ordre dans la famille UMP lors d'un déplacement en Corse, le 2 février. Camille de Rocca Serra, président sortant de l'Assemblée de Corse, et Ange Santini, président de l'exécutif, se disputant la conduite de la liste de la majorité, le chef de l'Etat a tranché en faveur du premier.

S'il est élu, Camille de Rocca Serra prendra la présidence de l'exécutif corse et en compensation, Ange Santini, placé en troisième position, héritera de la présidence de l'Assemblée.

La gauche toujours divisée

Il existe pas moins de quatre listes à gauche au premier tour !

Sous l'impulsion du député-maire d'Ajaccio Simon Renucci, apparenté socialiste, une rencontre avait eu lieu à Corte à l'automne avec les députés Paul Giacobbi et Emile Zuccarelli, tous deux du PRG. Mais moins de deux semaines plus tard, le fragile édifice d'une "convergence à gauche" s'écroulait, chacun des trois hommes décidant de présenter sa propre liste.

La quatrième liste de gauche est conduite par Dominique Bucchini, vieux routier du Parti communiste.

Deux listes nationalistes

Les nationalistes constituent la troisième force politique sur l’Ile. La liste Femu a Corsica est conduite par Gilles Simeoni, fils d’Edmond. Désavouant la violence clandestine, ils font figure de modérés.

Les indépendantistes de Corsica Libera de Jean-Guy Talamoni, présentent eux aussi une liste. Ils visent les suffrages des indépendantistes purs et durs.

Les transports au cœur de la campagne

Grève des marins à quelques semaines des scrutins oblige, la question des transports a trusté les débats de la campagne en Corse. (Pour en savoir plus sur la grève, cliquez ici)

Les têtes de liste UMP, Camille de Rocca Serra et Ange Santini, regrettent qu'une proposition de service minimum en cas de grève ait été rejetée par les autres groupes de l'Assemblée.

REAGISSEZ - L’Assemblée de Corse a-t-elle bien géré la question des transports ?