Guérini, cible de l'université de l'UMP

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Guérini, cible de l'université de l'UMP
@ MAXPPP
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A travers Jean-Noël Guérini, les responsables UMP visent Martine Aubry et François Hollande.

Les consignes étaient données avant même l'ouverture du campus UMP de Marseille. Alors que le socialiste Jean-Noël Guérini doit être entendu jeudi prochain par un juge et pourrait être mise en examen, les intervenants à l'université d'été de la majorité présidentielle sont invités, avec la bénédiction de l'Elysée, à se défouler sur le "système Guérini". Et sur la direction du PS, accusée de silence coupable.

"Aubry et Hollande ont couvert les "dysfonctionnements"

A peine l'université d'été ouverte, le député UMP Renaud Muselier s'en est pris aux deux principaux candidats à la primaire socialiste, Martine Aubry et François Hollande en les accusant d'avoir couvert les "dysfonctionnements" de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, département dont Jean-Noël Guérini est le patron.

"Incontestablement, on ne peut pas penser une seule seconde que ni M. Hollande ni Mme Aubry n'étaient au courant de ce qui se passait dans la fédération des Bouches-du-Rhône", a déclaré l'élu marseillais, en référence aux fonctions de premier secrétaire occupées à Solférino par les deux prétendants à la primaire. Une bonne note distribuée toutefois à Arnaud Montebourg, "le seul à avoir eu le courage de dénoncer les dysfonctionnements de cette fédération".

"Un système politico-financier"

En mars dernier, le président du conseil général de Saône-et-Loire avait constitué un dossier contre Jean-Noël Guérini, dans lequel il dénonçait des "dérives" dans le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône. Renaud Muselier est allé encore plus loin, dénonçant un "système politico-mafieux" impliquant des "élus socialistes et communistes", "des fonctionnaires" et des "chefs d'entreprise".

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, avait déjà donné le ton, à la veille de l'ouverture du campus, ironisant sur des socialistes "plus bavard" sur l'affaire Sarkozy- Bettencourt que sur l'affaire Guérini. D'autres piques devraient suivre tout au long du week-end.