Grève des accouchements : Bachelot fait un geste

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Grève des accouchements : Bachelot fait un geste
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La ministre de la Santé a promis de nouvelles garanties aux gynécologues libéraux, en grève depuis samedi.

"J'ai parfaitement entendu les inquiétudes des gynécologues-obstétriciens qui se trouvent confrontés à des risques financiers de plus en plus élevés", a déclaré Roselyne Bachelot mardi, à l'Assemblée. Pour tenter de répondre aux revendications des gynécologues libéraux, la ministre de la Santé leur a promis de nouvelles garanties. Objectif : éviter que leur grève des accouchements ne s’éternise.

Retour sur les raisons de ce conflit : les obstétriciens libéraux, qui réalisent 30% de l'ensemble des accouchements en France, disposent tous d'une assurance. Mais depuis 2002, leur assureur peut fixer un plafond de garantie pour la prise en charge des indemnités éventuelles à verser à des patientes après un accident médical. Au-delà de ce plafond, c'est un organisme public, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, qui prend en charge l'indemnisation. Mais il peut ensuite réclamer aux gynécologues les sommes versées. Ce qui, selon le syndicat Syngof, est susceptible de "provoquer leur ruine". "Nous sommes en train d'étudier comment nous pourrions aider les praticiens", a assuré Roselyne Bachelot.

La grève, lancée par le Syngof, est suivie inégalement dans les cliniques privées. Mais localement, ce mouvement de protestation provoque des transferts de femmes enceintes vers les maternités publiques. Avec un risque de saturation dans ces établissements publics d’ici à quelques jours. C'est le cas au CHU de Bordeaux dans lequel se déroulent depuis samedi les accouchements ne pouvant avoir lieu dans deux des quatre cliniques privées en grève de l'agglomération.

Pour éviter tout risque, le préfet des Bouches-du-Rhône a réquisitionné mardi six obstétriciens "afin d'assurer la continuité de l'activité d'obstétrique et de garantir la sécurité des femmes enceintes". Le ministère de la Santé avait demandé dès samedi aux préfets de réquisitionner des médecins, si nécessaire.