Grèce : Mélenchon à l'initiative d'un rassemblement à Paris

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Grèce : Mélenchon à l'initiative d'un rassemblement à Paris
@ JOEL SAGET / AFP
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Plusieurs centaines de militants de gauche se sont rassemblés dimanche soir place de la République à Paris pour fêter la victoire du "non" au référendum en Grèce.

"Rassemblement ce soir à 21h30 place de la République à Paris pour fêter le non grec au référendum". Jean-Luc Mélenchon n'a pas mis bien longtemps à se réjouir. Le cofondateur du parti de gauche a lancé un appel sur Twitter pour que le peuple de gauche viennent apporter son soutien à la population grecque, qui a ouvert "une nouvelle page pour toute l'Europe" en disant "non au référendum.

Et l'Internationale retentit. Les manifestants, qui répondaient à un appel lancé sur Twitter par le cofondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, brandissaient des drapeaux grecs et des bannières du parti et du Front de gauche, du PCF et du NPA. Regroupés autour de la statue de la République sur le socle de laquelle s'était hissé Jean-Luc Mélenchon, les manifestants ont appelé à la solidarité avec le peuple grec et fustigé la chancelière allemande Angela Merkel et le FMI avant d'entonner l'Internationale.

"Le courage immense du peuple grec". Jean-Luc Mélenchon a ensuite pris la parole, chacune de ses phrases étant reprise en cœur par l'assemblée. Il a notamment salué "le courage immense du peuple grec" qui a "su résister quand il n'y avait plus d'argent en circulation, plus de marchandises dans les magasins et malgré les armes de désinformation massives". "Demain matin, grâce aux Grecs, ou bien l'Europe reconnaît un moratoire pour la dette grecque, ou bien les gouvernements de l'Eurogroupe devront payer toute la dette grecque", a-t-il lancé, en appelant à l'avènement d'une Europe "de la paix et de la solidarité".

"Hollande a une occasion formidable de rassembler la gauche". La question est désormais de savoir comment les supporters de Tsipras en France vont tenter de profiter du "non" grec. Les frondeurs vont faire monter la pression sur François Hollande. "On veut le Hollande du Mali et de la Centrafrique. Il a une occasion formidable de rassembler la gauche et de réorienter l’Europe", dit l’un d’eux. Mais celui qui a préempté le "non" grec c’est bien Jean-Luc Mélenchon. Comme le dit un de ses anciens camarades : "en une soirée il a éclipsé Pierre Laurent, Duflot et tous les autres."