Grébert : "un déni de démocratie"

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Grébert : "un déni de démocratie"
L’élu du MoDem a été expulsé du conseil municipal de Puteaux par les forces de police.@ MAXPPP
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L’élu du MoDem a été expulsé du conseil municipal de Puteaux par les forces de police.

Séance mouvementée jeudi soir au Conseil municipal de Puteaux. Christophe Grébert, élu du MoDem et principal opposant à Joëlle Ceccaldi-Raynaud, député-maire UMP de Puteaux, s’est fait expulsé de la salle du conseil par quatre policiers municipaux et un officier de la police judiciaire.

La soirée avait commencé dans le calme mais le ton est monté lors de la délibération numéro 22 sur la prise en charge par la commune des frais de justice d’une histoire de diffamation entre Joëlle Ceccaldi-Raynaud et Christophe Grébert.

L’affaire du "Canard enchaîné"

La députée-maire de Puteaux attaque Christophe Grébert en diffamation pour l’allusion de celui-ci à une "caisse noire de 20000 euros" que Joëlle Ceccaldi-Raynaud  pourrait "utiliser à sa guise". Une allusion faite en marge de l’affaire du Canard enchaîné, en octobre dernier. Après la publication d’un article sur un compte bancaire luxembourgeois, au nom de Joëlle Ceccaldi-Raynaud et garni de 4 millions d’euros, le journal satirique avait disparu des kiosques de Puteaux. Selon Christophe Grébert, la maire les avait tous fait acheter.

Jeudi soir, Christophe Grébert est donc revenu sur cette affaire, rappelant le contexte du dossier : une instruction ouverte depuis 2002 sur les marchés potentiellement truqués de la chaufferie de La Défense, avec la mise en cause de Charles Ceccaldi, qui accuse lui-même sa fille d’avoir touché de l’argent caché au Luxembourg.

"Vous n’avez pas le droit de raconter des mensonges"

Mais lors que l’élu évoque des "commissions occultes", Joëlle Ceccaldi-Raynaud, s’emporte. "Je vous arrête! Je vous coupe la parole. Tout ça n’est pas vrai. Vous n’avez pas le droit de raconter des mensonges!"

Puis le micro Christophe Grébert est coupé. Le conseiller municipal poursuit néanmoins puis quatre  policiers municipaux entrent dans la salle, sous l’œil du lieutenant, saisissent Grébert par les bras et "l’escortent" à l’extérieur de la salle. Face à ce "scandale", une élue d’opposition hurle sa désapprobation plusieurs minutes tandis que son camarade reprend ses esprits dehors. "Je ne peux accepter d’être lynchée en public", s’est justifiée ensuite Joëlle Ceccaldi, persuadée d’avoir été insultée, rapporte le Parisien.

Christophe Grébert réfléchit à l’opportunité de déposer plainte.