Grand Paris : la grogne continue après l'examen à l'Assemblée

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Grand Paris : la grogne continue après l'examen à l'Assemblée
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Les élus de droite et de gauche sont mécontents de la tournure qu'a pris le débat sur le Grand Paris.

L'Assemblée nationale a achevé vendredi l'examen du projet de loi sur le Grand Paris qui a fait l'unanimité contre lui à gauche et a suscité de nombreux mécontentements à droite.

Les élus de gauche espèrent encore que le gouvernement acceptera de "lever l'urgence" - une seule lecture par chambre - qu'il a décrétée au dernier moment. Ils ont également regretté que les pistes de financement du rapporteur général du budget UMP Gilles Carrez pour les 35 milliards d'investissements, annoncés par Nicolas Sarkozy pour l'amélioration des transports franciliens, soient passées selon eux aux oubliettes.

Gilles Carrez a appelé à un accord entre l'Etat et la région Ile-de-France, présidée par le PS, qui s'attelle aux urgences (ligne 13, amélioration des RER, ...). "Si l'Etat et la région ne trouvent pas un accord explicite, si les collectivités locales ne se reconnaissent pas dans le projet du Grand Paris, nous irons droit au blocage et nous accumulerons les retards", a-t-il averti.

En attendant, le texte adopté prévoit que le schéma d'ensemble du réseau sera établi "après consultation" du Syndicat des transports d'Ile-de-France et des architectes de l'atelier international du Grand Paris. Pendant 18 mois après son approbation, les maires pourront signer des "contrats de développement territorial" avec l'Etat pour l'aménagement des quartiers autour des gares, ce dernier pouvant disposer d'un droit de préemption principal. Henri Plagnol, député UMP du Val-de-Marne, a dit craindre que les élus soient obligés de "négocier avec un pistolet sur la tempe".

La question du logement a tendu la fin des débats. Etienne Pinte, député UMP des Yvelines, a qualifié Christian Blanc, le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, de "malhonnête intellectuellement" car il "n'a pas respecté ses engagements" de reprendre ses amendements en faveur d'un objectif de construction de logements.