Régionales : bras de fer entre le PS et son candidat dans le Grand Est

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Régionales : bras de fer entre le PS et son candidat dans le Grand Est
Jean-Pierre Masseret a annoncé son refus de se retirer malgré l'injonction du PS.@ PATRICK HERTZOG / AFP
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Jean-Christophe Cambadélis a annoncé, lundi matin, le retrait de la liste PS en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, malgré le refus catégorique du candidat socialiste.

"Nous allons nous retirer". Sur RTL, le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé lundi le retrait de la liste socialiste en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, comme l'a décidé le bureau national du parti dès dimanche soir. Après les régions Paca et Nord-Pas-de-Calais, ce serait la troisième région qui ne présenterait pas de candidat PS au second tour des régionales. Oui mais...

Jean-Pierre Masseret refuse. Jean-Pierre Masseret, le candidat socialiste, est arrivé en troisième position avec 16,1% des votes, loin derrière le Front national de Florian Philippot (36,1%) et le candidat des Républicains Philippe Richert (25,8%). Après une conversation téléphonique musclée entre Cambadélis et son candidat - "on entendait les éclats de voix même sans le haut-parleur", selon un témoin - Jean-Pierre Masseret avait fait part de son refus de se plier aux ordres de la base.

>>Retrouvez les résultats des élections régionales

"On me manque de respect".  "Quand on me demande de me retirer, on me manque de respect, on manque de respect au mouvement socialiste en disant 'allez, retire-toi, tu gênes'. La responsabilité, elle n'est pas sur ma pomme. Vous voudriez, comme ça, que l'on abandonne le terrain en rase campagne ? Ce n'est pas mon socialisme", a réagi le candidat socialiste.

Jean-Christophe Cambadélis a donc tranché : "il y a une prise de position du Bureau national, il devra la respecter", a-t-il redit lundi matin. Mais Jean-Pierre Masseret n'en démord pas. Il ne se retirera pas, comme il l'a réaffirmé à Europe 1. "Pas question pour moi de me retirer, ce serait absurde. C'est une stratégie dénuée de résultats", explique-t-il. Les candidats ont jusqu'à mardi 18 heures pour déposer leurs listes en vue du second tour. D'ici là, nul doute que les négociations seront animées.