Gourdel : la droite craint les ennemis de l’intérieur

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L’opposition estime que le projet de loi contre le terrorisme n’est pas adapté à la situation actuelle.

L’INFO. Après l'assassinat d’Hervé Gourdel en Algérie, mercredi, l’ensemble de la classe politique française a crié son horreur et fait bloc derrière le gouvernement. Un rare moment d’unité nationale. Mais au delà de ce drame, en coulisse, une vraie colère qui couve dans les rangs de l’opposition.

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"La guerre, elle est chez nous". L’exécution d’Hervé Gourdel a radicalisé les positions. La question n’est pas de savoir si la France a bien fait ou non d’engager ses forces militaires en Irak dans la lutte contre le terrorisme. Non, la colère porte sur la façon dont la France fait face à ses ennemis de l’intérieur, alors que trois Français soupçonnés d'être djihadistes, de retour de Syrie via la Turquie, sont rentrés mardi sur notre sol sans être inquiétés. Un député UMP s’énerve car "la guerre, elle est chez nous. D’accord pour envoyer des avions en Irak. Mais qu’est ce qu’on fait de ces centaines d’islamistes radicalisés qui sont ici ?"

Regardez la chronique de Caroline Roux :



La colère de l'oppositionpar Europe1fr

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Colère et crainte. Un élu parisien explique quant à lui que le projet de loi de lutte contre le terrorisme, adopté la semaine dernière à l’Assemblée nationale, est  tout simplement "inadapté à la violence de la période que nous vivons" car, pour lui, "c’est un texte qui est adapté à un temps de paix. Mais là, on est en temps de guerre". Beaucoup sont sous le choc et craignent les amalgames entre islam et islamisme. Comme ce baron de l’UMP qui confie qu’un de ses relais dans sa ville l’a appelé mercredi pour lui dire qu’il craignait des réactions entre les communautés. Dans les rangs de l’opposition, la colère se mêle  désormais à la crainte.