Frédéric Dabi : "Les sympathisants républicains se contenteraient d'un François Fillon affaibli"

  • A
  • A
Frédéric Dabi : "Les sympathisants républicains se contenteraient d'un François Fillon affaibli"
@ Tobias SCHWARZ / AFP
Partagez sur :

68% des Français ne souhaitent pas que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle. Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop analyse les chiffres du sondage, reflets d'une "déflagration" dans l'opinion.

François Fillon affirme qu'il va tenir, mais le peut-il ? L'affaire qui empoisonne sa campagne depuis dix jours maintenant commence à avoir de lourdes répercussions dans l'opinion. 68% des Français ne souhaitent pas qu'il maintienne sa candidature à la présidentielle. C’est le résultat d’un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche. Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondage, il est très clair que les soupçons d'emplois fictifs concernant son épouse et ses enfants, ont abîmé l’image de François Fillon.

Les Français veulent qu'il se retire mais pensent qu'il va rester. "On voit, du côté de l’ensemble des Français, qu'il y a eu une déflagration, un dégât d'image, d'opinion. Un tiers seulement (32%) des Français souhaitent qu'il maintienne sa candidature. Deux tiers souhaitent qu'il se retire." Là où son image est la plus atteinte, c'est face à la question de savoir s'il est honnête. Le candidat LR affiche un score de "27 points de moins par rapport à l'enquête de janvier". Pour autant, souligne Frédéric Dabi, "peut-être parce qu'il sont des difficultés à concevoir ce fameux plan B", ils sont 64% à pronostiquer que "François Fillon maintiendra sa candidature."

Les sympathisants LR le soutiennent en majorité. La panorama change chez les sympathisants des Républicains, "socle électoral de François Fillon. Ils ne sont qu'une minorité à souhaiter le retrait de sa candidature (35%). C'est beaucoup, mais ils (dans la majorité) sont à contre-courant des autres familles politiques. Il semble que ces sympathisants républicains se contenteraient d'un François Fillon pourtant affaibli."