Frêche dérape à nouveau

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Frêche dérape à nouveau
@ Maxppp
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Le président de Languedoc-Roussillon a raillé la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius.

Voilà qui ne va pas faire remonter la côte de popularité de Georges Frêche au sein du Parti socialiste. Selon L’Express à paraître jeudi, le président sortant de la région Languedoc-Roussillon s'en est pris vertement à Laurent Fabius. "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", aurait-il déclaré selon l’hebdomadaire à propos du l’ex-Premier ministre, d’origine juive. Ce dernier avait affirmé fin décembre qu'il n'aurait pas été "sûr" de voter pour les listes de Georges Frêche s'il avait été électeur en Languedoc-Roussillon, car "ses idées ne sont absolument pas les (s)iennes".

Aubry "indignée"

Martine Aubry s’est déclarée "indignée" par ces propos qui constituent, selon elle, une" insulte aux valeurs de la gauche". La Première secrétaire du PS a indiqué qu’elle saisirait sous peu la direction du PS pour "décider des suites". Car si Georges Frêche n’est plus adhérent du Parti socialiste, il est pour l’heure toujours chargé de conduire la liste de gauche aux prochaines élections régionales. Le PS pourrait finalement décider de présenter sa propre liste.

Georges Frêche n’en est pas à son premier dérapage, et les Verts n’ont pas tardé à le souligner. "Après l'affaire des blacks de l'équipe de France et les harkis (qualifiés de sous-hommes, NDLR), après avoir traité de nazi un pasteur de la Cimade, ces derniers propos aux relents nauséabonds sont inadmissibles", a déclaré Jean-Louis Roumégas, porte-parole national des Verts et tête de liste Europe-Ecologie en Languedoc-Roussillon. Selon lui, ces propos ont été tenus lors d'un conseil d'agglomération de Montpellier.

Un proche de Georges Frêche s'est dit lui "sidéré" par la réaction des Verts, car, à ses yeux, il s'agit d'une "expression courante, d'une expression populaire, que tout le monde emploie". Selon lui, la réaction des Verts s'explique par leur bas niveau dans les sondages en Languedoc-Roussillon. "Franchement, le ridicule commence à tuer", s'est-il exclamé.