François Hollande continue de faire son inventaire… et agace le Parti socialiste

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Un an après la fin de son mandat, François Hollande se soumet à l'inventaire de son quinquennat, jeudi, devant des universitaires, à la Maison de la Chimie à Paris.

Il n'en finit plus de faire parler de lui, quitte à faire de l'ombre à ce qu'il reste du Parti socialiste. François Hollande, qui cartonne en librairie avec son livre Les Leçons du pouvoir, défend plus que jamais son quinquennat. En quête de réhabilitation, l'ex-président va débattre pendant deux heures et demi jeudi, à la Maison de la Chimie à Paris, devant 450 personnes invitées par la Fondation Jean Jaurès.

Une tentative de réhabilitation "compréhensible". C'est la première fois qu'un ancien président se soumet aux questions d'universitaires pour revenir sur son bilan. Ce travail devait rester scientifique, à huis clos, à la demande de la Fondation Jean-Jaurès qui, depuis six mois, planche sur l'inventaire du quinquennat. Mais c'est François Hollande lui-même qui a voulu en faire un événement public. "Le bilan du quinquennat a été évacué de la campagne présidentielle. Il est donc compréhensible, de son point de vue, qu'il veuille faire valoir ce qu'il a fait", avance Gilles Finchelstein, le directeur général de la Fondation.

L'universitaire assure : "Notre regard sera sans doute plus contrasté pour comprendre les problèmes de méthodes, et éventuellement de choix."

La direction du Parti socialiste irritée. Pour cet événement, François Hollande sera aux côtés d'anciens ministres, comme Michel Sapin ou François Lamy. Mais du côté de la rue de Solférino, les dents grincent. Les ténors sont agacés par un François Hollande qui ne serait utile qu'à lui-même, et pas au parti. Et pour cause, l'événement tombe mal, deux jours avant le conseil national du PS, où la nouvelle direction doit lancer son propre inventaire du quinquennat avec les militants.

Le premier secrétaire Olivier Faure ne devrait d'ailleurs pas être présent jeudi à la Maison de la Chimie. Dans son entourage, on lâche : "Nous ne sommes pas dans la compétition. Mais si nous échouons, il n'y aura de place pour personne à l'élection présidentielle en 2022." À bon entendeur.