Fillon dénonce un "scandale d'État" et accuse Hollande d'animer un "cabinet noir"

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Fillon dénonce un "scandale d'État" et accuse Hollande d'animer un "cabinet noir"
François Fillon a accusé nommément François Hollande, jeudi soir, sur le plateau de "L'Émission politique".@ THOMAS SAMSON / AFP
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Invité de "L'Émission politique" sur France 2 jeudi soir, le candidat LR à la présidentielle a mis en cause François Hollande dans les affaires le concernant.

Le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, a dénoncé jeudi dans L'Émission politique sur France 2 un "scandale d'État" et "mis en cause" le président Hollande au sujet des poursuites dont il fait l'objet. Il a en outre demandé une enquête sur l'existence ou non d'un "cabinet noir" à l'Élysée, évoquée dans le livre Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné Didier Hassoux et Christophe Labbé.



François Hollande "directement branché sur Bercy". "Je vais mettre en cause le président de la République. Il y a un livre qui sort ces jours-ci (...) Moi, ce soir (jeudi soir), solennellement, je demande qu'il y ait une enquête d'ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c'est un scandale d'État", a déclaré l'ancien Premier ministre.

"C'est un livre qui, en 250 pages, explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est d'une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur les informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls", a-t-il expliqué.

"Un chef d'État n'est jamais allé aussi loin dans l'illégalité". Selon lui, "on cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé, en tout cas, à travers ces allégations". "Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l'histoire récente de la Ve République, un chef d'État n'est jamais aussi loin dans l'illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité", a-t-il également affirmé.