François Fillon en meeting à La Villette : "qu'on laisse ma femme tranquille, nous n'avons rien à cacher"

  • A
  • A
François Fillon en meeting à La Villette : "qu'on laisse ma femme tranquille, nous n'avons rien à cacher"
François Fillon n'a "rien à cacher", a-t-il assuré.@ ERIC FEFERBERG / AFP
Partagez sur :

Le candidat LR à la présidentielle a assuré dimanche en meeting à Paris qu'il n'avait "rien à cacher", et demande à ce qu'on laisse son épouse en dehors de la bataille politique.

En pleine tourmente, François Fillon riposte… et se défend. Le candidat Les Républicains à la présidentielle est revenu dimanche, lors d’un meeting à La Villette à Paris, sur l’affaire des soupçons d’emplois fictifs qui concernent son épouse, Penelope Fillon. "Depuis le début, Penelope est à mes côtés, avec discrétion, avec dévouement. J’ai construit mon parcours avec elle. Nous n’avons rien à cacher, notre seul compte en banque est au Crédit Agricole de Sablé", a déclaré François Fillon à la tribune.   

"Qu’on laisse ma femme tranquille". Le candidat de la droite assure qu'"on ne l’intimidera pas" et demande à ce qu’on laisse sa femme en dehors de l’arène politique. "A trois mois de l’élection présidentielle, comme par hasard, on construit un scandale. A travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n’ai peur de rien, j’ai le cuir solide. Si on veut m’attaquer qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme tranquille", ajouté François Fillon, assurant qu’il ne "pardonnera jamais à ceux qui ont voulu les jeter aux loups". Le couple Fillon, lors d'une séquence de communication soigneusement orchestrée, a été ovationné à son arrivée à La Villette dimanche. Des applaudissements nourris qui ont même tiré quelques larmes à Penelope Fillon.



Fillon déroule son programme... François Fillon a également rappelé le volet économique et social de son programme : sortie des 35 heures "sans démagogie, sans diktat", baisse des "charges qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paie", généralisation de l'apprentissage, passage aux 39 heures "progressivement" pour la fonction publique. "Je préfère un État fort avec des agents moins nombreux, plus motivés et mieux rémunérés", a-t-il expliqué. "Je suis l'ennemi de la bureaucratie mais je ne suis pas celui des fonctionnaires." Si François Fillon compte reculer encore l'âge de départ à la retraite à 35 ans, il a aussi précisé qu'il comptait revaloriser les petites pensions. 

...et pilonne la gauche. Le vainqueur de la primaire de la droite en a profité pour fustiger ses adversaires à gauche. D'abord, Benoît Hamon et ses propositions jugées utopistes. "À gauche, on rêve des 32 heures et d'un revenu universel : c'est l'assistanat universel", s'est-il écrié. "Ces gens-là ont enterré nos traditions ouvrières. En réalité, à gauche, on ne croit plus à la croissance." Jean-Luc Mélenchon, "le Fidel Castro de YouTube", en a aussi pris pour son grade. Emmanuel Macron n'a pas non plus échappé au tir de missiles. "Il dit avoir un projet. Je l'attends !" a raillé François Fillon. "Il dit être réformateur. A priori, il l'est moins que moi. Macron, c'est le prototype des élites qui ne connaissent rien à la réalité profonde de notre pays."