François Asselineau : "Les Français élisent des dirigeants qui n’ont plus les manettes"

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Pour le candidat à la présidentielle, invité d'Europe 1 jeudi, l'élargissement de l'Union européenne ces dernières décennies a rendu impossible une renégociation des différents traités.

INTERVIEW

Il se présente comme le candidat du Frexit. François Asselineau, le candidat de l’UPR à la présidentielle souhaite sortir de l’UE pour rendre à la France son indépendance politique : "Les Français élisent des dirigeants qui n’ont plus les manettes", estime le prétendant à l’Elysée, invité jeudi de la matinale d’Europe 1.

Des renégociations impossibles ? "On ne peut pas réformer concrètement les traités européens. On pourrait le faire formellement, ça n’est pas interdit, mais il faudrait l’accord unanime des 27 autres Etats", explique-t-il. "Il faut 28 gouvernements qui soient d’accord pour rouvrir les dossiers, pour modifier des compromis qui ont soixante ans d’âge, au bénéfice des intérêts français, c’est-à-dire au détriment des intérêts des autres Etats. Et après, il faut les accords des 28 autres peuples. Il faut donc 56 accords unanimes, ça ne peut pas fonctionner", développe François Asselineau, condamnant ainsi la volonté de Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, dont l'un des principaux axes de campagne est une renégociation des traités européens.

Entendu sur Europe 1
Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, il y aura des cocus !

"Monsieur Hamon est un ultra européiste", soutient encore François Asselineau alors même que le camp de Jean-Luc Mélenchon invite le socialiste à jeter l'éponge. Si c'est le cas, "ça veut dire que chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, il y aura des cocus ! Mélenchon, c’est le Tsipras français", assure le président de l'UPR.

Les pays du sud et du Moyen Orient, une nouvelle menace pour la paix. Enfin, le candidat estime que l'Union européenne n'est plus garante de la paix. "Actuellement, les risques de guerre ne viennent pas de l’Allemagne, qui est en plein déclin démographique, mais des pays pauvres qui sont en très fort accroissement démographique, c’est à dire les pays du sud et du Moyen Orient. Dans ces conditions, au lieu d’avoir une posture agressive vis-à-vis de ses pays, il faudrait les aider à développer leur industrie pour garder leur population chez eux et développer un niveau de vie qui fasse baisser les tensions", soutien l'ancien conseiller de Paris.