Fonctionnaires: Jacob ne veut plus "d'embauche à vie"

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Fonctionnaires: Jacob ne veut plus "d'embauche à vie"
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Le patron des députés UMP s'interroge ouvertement sur la pertinence de leur contrat.

La petite phrase fait déjà grand bruit. Christian Jacob, le nouveau patron des députés UMP à l'Assemblée, dit s'interroger, dans une interview à Acteurs publics, sur la pertinence de ce qu'il appelle "l'embauche à vie des fonctionnaires".

L'accueil des syndicats avait été frais

A l'époque où il était ministre de la Fonction publique entre 2005 et 2007, ce proche de Jacques Chirac avait déjà abordé la question "de manière informelle avec les syndicats". "L’accueil avait été frais, mais il ne faut pas s’interdire d’en débattre. Comme il ne faut pas s’interdire non plus de réfléchir à la pertinence de l’embauche à vie des fonctionnaires", insiste le député-maire de Provins, en Seine-et-Marne.

Christian Jacob estime qu'il faudrait envisager "des contrats d'objectifs sur 5 ou 10 ans" qui permettrait de passer du privé au public, et inversement. Le député reconnaît que son dispositif est "compliqué pour les ministères régaliens, mais c’est peut-être possible, par exemple, dans l’équipement ou la recherche". "On doit pouvoir poser ce débat sans crainte", ajoute-t-il.

"Si l'on regarde les choses de manière pragmatique, cela s'adresse plus aux cadres, aux cadres sup', qu'aux catégories C", martèle-t-il, lui qui considère que cette disposition ne pourra s'appliquer qu'aux nouveaux arrivants dans la Fonction publique.

Jacob veut "continuer la réduction des effectifs"

Par ailleurs, à la question de savoir si le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est une bonne règle, Christian Jacob répond "oui et non". "Non, car elle est parfois compliquée à gérer par les ministères. Oui, car sans cette règle, rien n'aurait été fait en matière de réduction des effectifs. De plus, elle ne s'est pas appliquée partout sans discernement", a-t-il précisé.

De manière générale, le président du groupe UMP à l'Assemblée juge qu'il faut "continuer" dans la voie de la réduction du nombre de corps de fonctionnaires, qu'il avait "accélérée" quand il était ministre, "parce que cela crée de la mobilité". Les fonctionnaires apprécieront...