FN : Florian Philippot "n'abandonnera jamais" Sophie Montel, évincée par Marine Le Pen

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FN : Florian Philippot "n'abandonnera jamais" Sophie Montel, évincée par Marine Le Pen
Sophie Montel a été évincée de la présidence du groupe FN en région Bourgogne par Marine Le Pen.@ PATRICK HERTZOG / AFP
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Florian Philippot a apporté un soutien ferme vendredi soir à Sophie Montel, évincée de la présidence du groupe FN en région Bourgogne par Marine Le Pen.

Florian Philippot a affirmé vendredi qu'il "n'abandonnerait jamais" sa principale lieutenante Sophie Montel, évincée le matin sur demande de Marine Le Pen de sa présidence du groupe FN en région Bourgogne-Franche-Comté. "C'est mon amie, je n'abandonne pas mes amis, certainement pas" a tranché le vice-président du FN, sur BFMTV. "En six ans au FN, j'ai été beaucoup attaqué, diffamé, l'homophobie énormément... etc. Sophie (Montel) a toujours été là. Il n'y en a pas 36 qui ont toujours été là. Elle, elle a toujours été là. Donc je ne l'abandonnerai jamais" a-t-il déclaré avec fermeté.

"Une solution d'apaisement". "Sophie Montel, c'est la première des 'marinistes', une élue exemplaire, au 'Front' depuis 1987, elle porte un message extrêmement moderne dans notre pays, elle a fait avancer la question des droits des femmes dans notre mouvement", a souligné l'eurodéputé. Et Florian Philippot de demander à nouveau "une solution d'apaisement. On va pas faire la refondation" du parti souhaitée par Marine Le Pen et les frontistes "dans l'espèce d'excitation générale, il faut la faire dans la camaraderie et la courtoisie, dans l'apaisement", a-t-il souligné, reprenant là un vocabulaire de Marine Le Pen.

"Il n'y a pas de guerre" au FN. Celui qui a longtemps été présenté comme le bras droit de Marine Le Pen a par ailleurs assuré qu'il était toujours "ami" avec la présidente du FN avec qui "il n'y a pas de problème". "Il n'y a pas de guerre (au FN) et il y a besoin d'une vraie opposition (...), derrière Marine Le Pen" et contre Emmanuel Macron, a-t-il dit encore.

Sophie Montel, qui a notamment été largement critiquée par les frontistes pour avoir estimé dans le cadre du débat interne que le discours du parti sur l'immigration était "anxiogène", a reçu sur ce point un soutien tacite de Florian Philippot : "Elle est tout à fait d'accord sur le fond sur l'immigration, mais elle dit, on peut tous l'admettre, qu'il faut qu'on réfléchisse sur la forme, parce qu'il y a des gens qui sont inquiets de bonne foi quand ils entendent notre projet sur ce sujet-là ou sur d'autres."