FMI : "Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot", affirme François Hollande

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FMI : "Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot", affirme François Hollande
@ CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
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Pour le chef de l'Etat, l'explosion d'une enveloppe piégée, jeudi au FMI à Paris, est un "attentat".

"Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot face à un colis piégé", a déclaré François Hollande, après l'explosion d'un enveloppe piégée vers 11h30, au 66 rue d'Iéna, dans le 16ème arrondissement de Paris, dans des locaux accueillant le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. 

Une personne a été blessée lors de cette explosion. Selon les informations d'Europe 1, cette personne est une assistante de direction ayant ouvert l'enveloppe, envoyée par la poste. "Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu'au bout", a-t-il dit.

La levée anticipée de l'état d'urgence exclue. "Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le Fonds monétaire international, mais c'est en France, c'est la France. (…) Nous sommes directement concernés", a poursuivi le chef de l'Etat. "Il y a l'état d'urgence, j'ai annoncé qu'il devait être prolongé jusqu'au 15 juillet", a-t-il rappelé, en marge de l'inauguration du nouveau mémorial du Mont Faron qui commémore le débarquement et la libération de la Provence en 1944. "Ce sera au nouveau Président de la République, au gouvernement et aux députés et sénateurs qui seront en situation d'agir à partir du 15 juillet (…) de dire s'il faut (le) maintenir ou non", a-t-il souligné. Mais "de toute manière, il faut maintenir un état élevé de vigilance et de présence".

Mercredi, le garde des Sceaux avait déclaré que le gouvernement avait "créé les conditions qui rendent possible une sortie de l'Etat d'urgence".