Fiscalité des retraités : une mesure "mal anticipée", reconnaît Valls

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Le Premier ministre a défendu dimanche, au Grand Rendez-vous d’Europe 1, les reculs du gouvernement en termes de fiscalité. 

INTERVIEW

Appel aux retraités modestes à ne pas payer d’impôts locaux, renoncement à modifier le mode de calcul de l’allocation adulte handicapé et à conditionner l’aide au logement des étudiants aux ressources, report de la réforme de la dotation aux collectivités. En une semaine, le gouvernement a multiplié les reculades en matière fiscale. Des couacs qui ont alimenté un feu nourri de l’opposition, qui a eu beau jeu de pointer l’amateurisme de l’équipe dirigeante et de souligner la proximité des élections régionales. Des critiques auxquelles Manuel Valls a répondu dimanche, dans le cadre du Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Monde. "Je ne suis pas dans le mea culpa", a lancé le Premier minsitre. Qui a tout de même reconnu que la mesure avait été "mal anticipée".

"Ce qui est important, ce n’est pas le débat politique". "Les effets de la mesure votée en 2008 ont été mal anticipés. Donc il a fallu corriger. Mal anticipée depuis 2008, et par nous-mêmes", a déclaré Manuel Valls. "Et c’est grâce au travail des parlementaires, à l’alerte des députés notamment socialiste, qui nous ont dit 'là, il y a une effet sur les retraités veuves qui vont devoir payer un impôt local beaucoup trop élevé. Ce qui est important, ce n’est pas le débat politique sur je ne sais quel couac, ou je ne sais quel mea culpa, mais de rendre les décisions justes. C'est vrai pour les retraités qui ne paieront donc pas cet impôt local, c'est vrai aussi pour les handicapés,et là aussi nous avons corrigé." 


Fiscalité des retraités : une mesure "mal...par Europe1fr

"Les Français sont à cran vis-à-vis de l’impôt". Plus généralement, c'est la philosophie du gouvernement en matière fiscale que Manuel Valls a défendu. "Les Français, depuis plusieurs années, sont à cran vis-à-vis de l’impôt. Ils ont le sentiment, à juste titre, d’avoir trop payé d’impôts. Et pas uniquement depuis trois ans, depuis plusieurs années", a affirmé le Premier ministre. "Les choix fiscaux qui ont été faits au début du quinquennat, qui ont amplifié les choix de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, ont représenté pour beaucoup de Français un trop plein. Les choix qui ont été faits depuis 2014, la baisse des charges pour les entreprises, la baisse de l’impôt pour les couches moyennes et pour les couches populaires, montrent bien que nous sommes engagés sur ce chemin de la baisse de la fiscalité sur les entreprises et sur les ménages."