Fin de parcours pour la loi Travail avec un probable ultime 49-3 à l'Assemblée

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Fin de parcours pour la loi Travail avec un probable ultime 49-3 à l'Assemblée
L'Assemblée nationale. @ PHILIPPE LOPEZ / AFP
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Mercredi, le 49-3 devrait être utilisé une troisième et dernière fois afin de faire adopter le projet de loi Travail.

Après cinq mois de polémiques politiques et de contestation sociale émaillée de violences, le Parlement s'apprête à adopter définitivement le projet de loi Travail après un probable troisième et dernier recours mercredi à l'Assemblée à l'article 49-3 de la Constitution par Manuel Valls.

Rejet du côté du Sénat. Cette fois-ci, le recours au 49-3, qui permet l'adoption d'un texte sans vote, devrait se faire dans un climat beaucoup moins passionnel à gauche, les députés étant tournés vers la quatrième prolongation de l'état d'urgence dans un climat politique très tendu après l'attentat de Nice. Et mardi, au Sénat, la majorité de droite a rejeté le texte sans même en débattre, estimant ne pas avoir été entendue sur ses propositions plus libérales, par exemple la suppression des 35 heures.

Pas de motion de censure. L'opposition n'ayant pas l'intention de déposer une motion de censure à l'Assemblée et une troisième tentative de motion de gauche semblant plus que compromise, le texte, qui ne peut plus être amendé, sera considéré comme définitivement adopté jeudi après-midi, 24 heures après l'engagement de la responsabilité du gouvernement.

Un "progrès social" pour Valls. Malgré une contestation exceptionnellement longue, démarrée dès la publication de l'avant-projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri, le gouvernement aura finalement réussi à faire passer sa grande réforme. Mais à contre-courant de l'opinion et au prix d'une majorité déchirée à moins d'un an de la présidentielle et des législatives. Manuel Valls a d'ailleurs admis qu'il n'avait plus qu'une "majorité relative" à l'Assemblée, mais a jugé cette arme constitutionnelle du 49-3 nécessaire pour faire passer un texte de "progrès social" face aux "conservatismes".