08/11/2017 - 08h56

Fin de l'état d'urgence : "Nous avons baissé la garde", déplore Jacob

C'était une ovation générale. Mardi, la très grande partie des députés présents dans l'hémicycle s'est levée pour saluer l'intervention de Richard Ferrand, patron des élus REM, ayant pris la défense du journal satirique Charlie Hebdosous le coups de menaces de mort. "J'ai applaudi pour défendre la liberté d'expression. Je n'ai pas d'affinités ni d'amitié particulières avec Charlie Hebdo, simplement je crois à la liberté d'expression. Je n'accepte pas qu'elle soit remise en cause et attaquée", a réagi Christian Jacob, patron des députés de droite, mercredi sur Europe 1.

Ne pas baisser la garde. "Le droit à l'expression, le droit à la caricature et la liberté de la presse ça fait partie de nos droits fondamentaux", souligne-t-il, fustigeant du même coup la sortie de l'état d'urgence à la faveur d'une nouvelle loi anti-terroriste. "Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur nous disent que les menaces de terrorisme n'ont jamais été aussi importantes, c'est la raison pour laquelle nous voulions que l'état d'urgence soit maintenu et que l'on ne baisse pas la garde, or nous avons baissé la garde", a-t-il déploré. "Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement a été dans cette direction".



Pour Christian Jacob, le climat actuel est "inquiétant". "À la fois le ministre de l'Intérieur nous dit que les menaces n'ont jamais été aussi fortes - il semble qu'il y ait ce matin de nouvelles révélations sur un attentat qui aurait été déjoué -, et en même temps on baisse les moyens à disposition pour lutter contre le terrorisme", relève-t-il.

>>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Christian Jacob au micro de Patrick Cohen :