Fillon : "Tous des amis de Sarkozy"

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Fillon : "Tous des amis de Sarkozy"
@ CAPTURE FRANCE 2
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Mercredi soir, l'ancien Premier ministre a prôné l'apaisement dans son camp, avant les législatives.

U-ni-té. C'est le message qu'a tenté de faire passer François Fillon lors de son interview au journal télévisé de France 2 mercredi soir. Alors que l'UMP est en proie à une guerre de succession, l'ancien Premier ministre a désamorcé toute idée de mauvaise entente.

"Nicolas Sarkozy manque à la droite républicaine. Il laisse un vide que personne ne peut prétendre combler", a-t-il lancé, avant de recentrer le débat sur ceux qui feront l'avenir proche du parti. "Jean-François Copé en fait partie. Mais il est épaulé par d'autres, dont Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et moi-même", a glissé François Fillon.

"Je l'ai eu au téléphone : il observe"

Interrogé sur l'intérêt, ou non, de la création d'un "groupe des amis de Nicolas Sarkozy" présidé par Brice Hortefeux, le candidat de l'UMP aux législatives à Paris a poursuivi dans l'idée d'unité. "Vous savez, à l'UMP, nous sommes tous des amis de Nicolas Sarkozy".

L'ancien Premier ministre a également confié avoir eu très récemment des nouvelles de l'ancien président de la République. "Je l'ai eu au téléphone. Il observe, il se repose. Il regarde tout cela avec intérêt. Il prend du recul", a-t-il détaillé. Il a par ailleurs botté en touche au moment d'évoquer un éventuel retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique. "A 57 ans, il est encore jeune. La vie est longue et l'histoire nous dira les choses".

"Un des meilleurs couples de la Ve République"

Discret sur ses désaccords avec Nicolas Sarkozy, François Fillon a dis ne retenir que le positif de ses cinq années passées à Matignon. "On a été un couple qui a très bien fonctionné", a-t-il souri. "On a été un des couples les plus efficaces de la Ve République", a-t-il ajouté, avant de se faire un peu plus distant.

"J'ai beaucoup appris à ses côtés, mais je ne revendique aucun héritage. J'ai été formé à d'autres écoles, ma filiation politique est différente", a conclu François Fillon.