Fillon sur Sarkozy : "même ton, mêmes thèmes et trop de demi-mesures"

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Fillon sur Sarkozy : "même ton, mêmes thèmes et trop de demi-mesures"
@ LIONEL CHAMOISEAU / AFP
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Dans un interview au Monde, l'ancien Premier ministre, candidat à la primaire de la droite et du centre, estime que Nicolas Sarkozy "n'a pas tiré toutes les conséquences de la situation présente".

François Fillon, candidat à la primaire de la droite, juge samedi qu'"il n'y a rien de très nouveau" dans le programme de Nicolas Sarkozy, qui emploie selon lui le "même ton, (les) mêmes thèmes" et propose "trop de demi-mesures".

"Trop de demi-mesures". Interrogé dans Le Monde sur le programme de l'ancien chef de l'Etat, entré en lice lundi, François Fillon répond: "il n'y a rien de très nouveau. Même ton, mêmes thèmes et trop de demi-mesures". "Il veut mettre fin aux 35 heures mais seulement s'il y a des augmentations de salaires. Il prône un âge de départ à la retraite de 63 ans, alors que tous les autres pays européens sont à 65 ans. Il n'a pas tiré toutes les conséquences de la situation présente", fustige l'ancien Premier ministre.

La revanche de 2012. "Ce n'est pas le programme innovant qui permettrait un choc psychologique. Pour redresser la France, nous n'avons pas seulement besoin de symboles identitaires mais aussi de marqueurs économiques", met-il en garde, convaincu que "l'élection de 2017 ne doit pas être la revanche de 2012". "Le débat ne doit pas se résumer à un duel entre François Hollande qui a échoué et un ancien président de la République qui n'a malheureusement pas convaincu les Français en 2012", martèle François Fillon.

Juppé, "obsédé par le rassemblement". L'ancien Premier ministre s'en prend aussi à Alain Juppé, toujours donné vainqueur de la primaire par les sondages: "Alain Juppé est obsédé par le rassemblement. C'est respectable, mais cela se fait au détriment d'une clarification programmatique et idéologique". "Cela conduit de mon point de vue à ne pas aller assez loin dans la transformation dont la France a besoin pour se redresser", regrette François Fillon.