Fillon ne veut "absolument pas confirmer" le remplacement de Wauquiez par Accoyer

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Fillon ne veut "absolument pas confirmer" le remplacement de Wauquiez par Accoyer
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Le vainqueur de la primaire de la droite a assuré, lundi sur France 2, que les négociations étaient toujours en cours pour réorganiser son parti.

Que va faire François Fillon avec le parti Les Républicains ? En tant que vainqueur de la primaire de la droite, le Sarthois a les mains libres pour réorganiser son mouvement à sa guise. Mais lui assure que rien n'est encore décidé.

Décisions à venir mardi. Lundi après-midi, l'AFP a annoncé que Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, allait remplacer Laurent Wauquiez à la tête de LR, en devenant secrétaire général du parti. "Je ne peux absolument pas vous confirmer ça", a réagi François Fillon sur le plateau du JT de 20h de France 2. "C'est une information qui est fausse."

Le député de Paris a indiqué être "en train de consulter" autour de lui pour procéder aux derniers arbitrages. "J'ai rencontré Eric Woerth [actuel secrétaire général], Laurent Wauquiez [président par intérim] et beaucoup d'autres" lundi, a-t-il précisé. "J'annoncerai mes décisions au bureau politique demain [mardi]."

"Tout le monde aura sa place". Alors que Laurent Wauquiez est l'un des plus fervents soutiens de Nicolas Sarkozy, François Fillon a fait part de sa volonté de donner des postes à responsabilité à des représentants de toutes les tendances au sein de LR. "Je veux que l'ensemble des forces qui ont participé à cette campagne soient représentées au premier plan." Pas question non plus, néanmoins, de ne pas justement récompensé ses plus fidèles lieutenants. "Il y aura des ajustements, il faut que les hommes et les femmes qui m'ont soutenu participent de façon plus active à la vie du mouvement. Mais je vous assure que tout le monde aura sa place."

Au-delà de la composition du parti, François Fillon a également rappelé qu'il était "ouvert au débat avec les centristes", tout en fermant la porte à tout compromis sur son projet, qu'il estime être le seul capable de "redresser le pays".