François Fillon "n'accepterait plus d'être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy"

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Invité spécial de la matinale d'Europe 1 lundi, le candidat à la primaire de la droite et du centre a aussi estimé que le programme de 2007 n'avait pas été suffisamment "ambitieux" pour redresser le pays. 

INTERVIEW

"Ce programme n'était pas, de mon point de vue, suffisamment ambitieux". Voilà ce qu'a déclaré François Fillon lundi sur Europe 1 à propos de la campagne de 2007 portée par Nicolas Sarkozy. Le candidat à la primaire de la droite et du centre, invité du troisième "Lundi de la primaire", a également déclaré qu'il n'accepterait pas de devenir, à nouveau, le Premier ministre de l'ancien président de la République, si ce dernier venait à gagner. 

Un programme "pas suffisamment ambitieux". Si François Fillon a expliqué être "solidaire" de ce que la droite avait mise en place en 2007, il a fustigé un "programme" de son point de vue "pas suffisamment ambitieux". "Mais", a-t-il ajouté, "c'est le programme que les Français ont choisi" en élisant Nicolas Sarkozy président de la République. "Vous ne pouvez pas vous faire élire et faire autre chose", a-t-il poursuivi. 

"Je n'accepterais plus d'être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy". Et si François Fillon devenait à nouveau Premier ministre de Nicolas Sarkozy, si ce dernier venait à remporter la primaire de la droite, puis la présidentielle en 2017 ? Hors de question pour François Fillon qui a répondu que  "la question ne se posait pas" car il "n'accepterait plus d'être le Premier ministre de Nicolas Sarkozy", avant d'ajouter un cinglant : "j'ai pensé qu'on pouvait redresser le pays, on n'y est pas parvenu".

"J'ai toujours dit la même chose contrairement à d'autres candidats". Défendant sa "totale liberté", François Fillon, interrogé sur le ralliement de "Sens commun", ce collectif interne aux Républicains qui combat la loi contre le Mariage pour Tous, a estimé qu'il n'avait pas changé de discours depuis quatre ans sur ces questions de société". "J'ai toujours dit la même chose contrairement à d'autres candidats", a-t-il ajouté, dans une allusion évidente aux tergiversations de Nicolas Sarkozy sur le sujet.