Fillon et Juppé bras dessus, bras dessous

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Fillon et Juppé bras dessus, bras dessous
@ MAXPPP
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Le Premier ministre et le chef de la Diplomatie se sont affichés souriants et ensemble à Bordeaux.

On les disait fâchés, ou du moins en froid et en pour pallier si besoin l'absence de Nicolas Sarkozy lors de la prochaine présidentielle. François Fillon et Alain Juppé ont tenu à démontrer le contraire vendredi après-midi. De passage à Bordeaux, le Premier ministre a déjeuné en tête-à-tête avec Alain Juppé, le maire de Bordeaux dans un restaurant du centre-ville.

Sourires, amabilités, tutoiement, les deux hommes ont sorti les grands moyens pour convaincre de leur rapprochement. "C'est un très grand honneur pour la ville et pour moi un très grand plaisir de t'accueillir aujourd'hui", a lancé dans sa mairie le ministre des Affaires étrangères, précisant qu'il n'avait pourtant "pas de subvention à demander".

Fillon ? Un homme "sérieux", "attaché à la République"

Le n°2 du gouvernement a tenu à répondre "combien je suis heureux de travailler à tes côtés dans le gouvernement que tu diriges depuis bientôt cinq ans. Nous nous connaissons depuis fort longtemps et nous ne nous sommes pratiquement jamais disputés, je n'en ai pas le souvenir en tout cas", a encore glissé l'ancien Premier ministre.

Et Alain Juppé d'énumérer les "qualités" qu'il prête au Premier ministre : "le sérieux bien sûr, la rigueur intellectuelle et morale, la ténacité dans l'accomplissement de ta tâche, et puis aussi ton attachement à la République".

Juppé ? "Un très grand maire" et "très bon ministre"

François Fillon n'est pas resté sans réponse pour son hôte d'un jour. "Bordeaux a un très grand et un très bon maire et mon gouvernement a un très grand et un très bon ministre des Affaires étrangères", s'est réjoui le chef du gouvernement à l'hôtel de ville.

"Dans les circonstances extrêmement difficiles que nous connaissons, la voix de la France, c'est la voix d'Alain Juppé", a ajouté François Fillon.

"Tu l'as rappelé, nous avons eu ensemble quelques débats sur la question européenne", a poursuivi François Fillon, partisan du "non" à Maastricht en 1992 quand Alain Juppé soutenait le "oui". "Mais je crois que l'accélération de l'histoire s'est chargée de balayer les rares différences que nous avions", a-t-il noté. Tout va bien.