Fillon dénonce des "rumeurs" sur la taxe carbone

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Fillon dénonce des "rumeurs" sur la taxe carbone
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Le premier ministre a demandé dimanche, au sujet de la taxe carbone, "que l'on juge au vu des arbitrages complets que le président de la République présentera dans les prochains jours".

Lors du discours de clôture de l’université d’été de l’UMP, à Seignosse dans les Landes, François Fillon a dénoncé dimanche les "rumeurs" et "spéculations" autour des modalités de mise en oeuvre de la taxe carbone. "Je demande que l'on juge, non sur des rumeurs et des spéculations, mais au vu des arbitrages complets que le président de la République présentera dans les prochains jours", a-t-il insisté.

En annonçant un prix de 14 euros par tonne de CO2,le premier ministre semblait avoir arrêté mercredi le montant de départ de la taxe carbone qui doit être mise en place dès 2010. Mais l'Elysée a repris la main en annonçant que le chef de l'Etat ne prendrait de décision que la semaine prochaine."Avec le président de la République, nous sommes en train de bâtir une fiscalité verte à l'échelle de la nation. C'est une première, et j'aurais tort de vous cacher que l'entreprise est complexe. Les conseils sont les bienvenus, mais pas la démagogie !", a lancé François Fillon à la tribune.

Le premier ministre a aussi vivement critiqué Ségolène Royal :


Au sujet des prélèvements obligatoires, le chef du gouvernement a exclu toute hausse et toute politique de rigueur, mais a promis de poursuivre "l'effort continu de réduction des dépenses de l'Etat". "Nous allons poursuivre la révision générale des politiques publiques et nous allons mener dans le même temps un combat décisif, celui de la maîtrise des finances publiques", a encore dit François Fillon.