De retour sur le terrain, François Fillon évite les questions

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L'ancien Premier ministre est reparti en campagne jeudi. En pleine tourmente depuis les révélations du "Canard Enchaîné", difficile cependant de faire comme si de rien n'était.

François Fillon est reparti en campagne jeudi dans les Ardennes, tentant d'ignorer les questions sur l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse qui plombe sa campagne depuis neuf jours.

"Je ne réponds plus à cela". En arrivant dans la crèche Les Petits Poix, dans le village de Poix-Terron, non loin de Charleville-Mézières, François Fillon a affiché un esprit "combatif", tout en reconnaissant qu'il se sentait "comme quelqu'un attaqué de tous les côtés de façon injuste". Le candidat de la droite à la présidentielle a refusé de répondre aux journalistes qui le pressaient de questions sur le reportage que France 2 doit diffuser en soirée dans lequel, selon l'équipe d'Envoyé Spécial, on voit une interview filmée de Penelope Fillon où elle dit, en 2007, n'avoir "jamais été l'assistante" de son mari. "Je ne répondrai à aucune de vos questions, je suis là pour parler de ce qui intéresse les Français", a prévenu l'ancien Premier ministre devant une meute de journalistes, certains venant même du Japon pour l'occasion. "Tout cela, c'est de la calomnie, de la manipulation, je ne réponds plus à cela."

"Fillon démission". Un peu de chahut l'a accueilli à son arrivée comme à sa sortie de la crèche, avec des cris "Fillon démission", et un homme a été rapidement écarté et mis à terre par le service d'ordre. D'autres personnes se sont au contraire pressées pour prendre une photo du candidat. "C’est bien dommage, ce qui lui arrive. On attend la suite. J’espère qu’il va tenir le coup", lâche notamment Marie-Claire au micro d'Europe 1. 

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© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP


L'air un peu absent. Quatre enfants, occupés à colorier des éléphants, ont quant à eux semblé largement indifférents à sa visite dans la crèche, où l'accompagnait la députée LR Bérengère Poletti, élue de la circonscription. François Fillon a salué les enfants, avec égards : "Attention, on va leur faire peur", a-t-il glissé à son entourage, avant de parler avec les responsables de l'établissement. L'air un peu ailleurs, ils ont discuté de service public, normes, mixité et… couches lavables.

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© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP


Un meeting en soirée. Cette étape de campagne devait se poursuivre à Liart, dans une structure polyvalente qui tient lieu de centre social rural, de bibliothèque et d'agence postale, entre autres, avant un meeting en soirée à Charleville-Mézières.