Feu vert parlementaire à la nomination de Laurent Fabius au Conseil constitutionnel

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Feu vert parlementaire à la nomination de Laurent Fabius au Conseil constitutionnel
@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Les parlementaires ont donné jeudi leur accord à la nomination de Laurent Fabius au Conseil constitutionnel.

Les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat ont donné jeudi leur feu vert à la nomination de l'ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à la présidence du Conseil constitutionnel, proposée par François Hollande, a-t-on appris de source parlementaire.

Quasi-unanimité. Les commissions des Lois se sont prononcées par 38 voix en faveur de cette nomination parmi les membres du Conseil, contre un (un député), après son audition dans chaque chambre. Il y a eu aussi un vote blanc ou nul à l'Assemblée, et deux au Sénat. Un veto parlementaire aurait nécessité les trois cinquièmes des suffrages exprimés parmi ces commissions, aux termes de la Constitution. Corinne Luquiens et Michel Pinault, également proposés pour siéger au Conseil constitutionnel, ont aussi obtenu le feu vert du Parlement. 

Un long chemin jusqu'au Conseil constitutionnel. Laurent Fabius, 69 ans, a été le patron du Quai d'Orsay depuis 2012 et jusqu'au remaniement de la semaine dernière. Normalien, agrégé de lettres et énarque, il a été élu député de Seine-Maritime en 1978, nommé ministre du Budget dès 1981, puis ministre de l'Industrie en 1983, avant de devenir en juillet 1984, à 37 ans, le plus jeune Premier ministre de France, jusqu'en 1986. Il a été également président de l'Assemblée nationale (1988-1992, puis 1997-2000) et ministre de l'Economie et des Finances entre 2000 et 2002. En septembre 2004, il s'était engagé pour le "non" au référendum sur la Constitution européenne de 2005, ce qui lui avait valu d'être exclu de la direction du Parti socialiste - alors dirigé par François Hollande.

Il s'apprête donc à succéder à Jean-Louis Debré à la tête du Conseil constitutionnel. Il a annoncé cette semaine renoncer à la présidence de la COP21, qu'il entendait initialement assurer concomitamment à ses nouvelles fonctions au Palais-Royal.