Face aux Français d’Argentine, Sarkozy évite la polémique

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Face aux Français d’Argentine, Sarkozy évite la polémique
@ DOMINIQUE FAGET / AFP
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Face à des expatriés, l'ex-chef de l’Etat a pu prendre la mesure de la polémique après sa décision de refuser le vote électronique aux Français de l’étranger. 

Un psychodrame et puis s’en va. Deux jours après avoir provoqué un tollé en faisant interdire, en bureau politique, le vote électronique aux Français de l’étranger lors de la primaire des Républicains, Nicolas Sarkozy s’est envolé pour l’Argentine. Sauf qu’en Amérique du Sud, la polémique a rattrapé l’ancien chef de l’Etat. Après un tête-à-tête avec le président argentin Mauricio Macri, il a en effet rencontré des militants Les Républicains du pays. Et le sujet, immanquablement, a été évoqué.

"Un petit peu choquant". Car certains expatriés d’Argentine n’ont pas apprécié la décision du bureau politique. "J’ai pu entendre, ce qui était un petit peu choquant, qu’en France, les gens se déplacent, font 50 kilomètres pour aller voter", explique Jérôme, qui vit depuis 17 ans en Argentine, à Europe 1. "Le problème c’est qu’ici en Argentine, les distances sont beaucoup plus importantes. Ils devraient donner beaucoup plus de facilité aux gens", juge ce militant. Les membres des Républicains d’Argentine estiment que sans le vote électronique, seuls quelques centaines de personnes pourraient voter à la primaire, alors que 14.000 Français sont installés dans le pays.

Woerth évoque la charte de la primaire. La rencontre avec Nicolas Sarkozy jeudi soir a duré deux heures et s’est déroulée à huis clos. Nicolas Sarkozy, à la sortie, s’est refusé à tout commentaire. C’est donc son lieutenant Eric Woerth qui s’est chargé des explications. "L’article 6 de la charte des primaires dit que les bureaux de vote sont partout, à l’étranger comme en France. Donc il n’y a pas de vote électronique. Ça, c’est la charte des primaires votée par tout le monde", a affirmé le député de l’Oise.

Nicolas Sarkozy a beau éluder la question, il est attendu de pied ferme à son retour en France. Et pas sûr qu’au final, son coup de force paye. Le bureau politique des Républicains doit en effet se prononcer à nouveau sur le vote des Français de l’étranger dans une dizaine de jours. Et cette fois, les candidats déjà déclarés à la candidature ne laisseront pas faire.