Fabius : un gouvernement pour "la cohésion et la cohérence"

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INTERVIEW E1 - Le ministre des Affaires étrangères était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach, mercredi sur Europe 1.

Il fait partie des ministres qui ont conservé leur poste à la suite du remaniement opéré par François Hollande et Manuel Valls. Invité de Jean-Pierre Elkabbach, mercredi sur Europe 1, Laurent Fabius a réagi à la composition de cette nouvelle équipe. "Le but de ce remaniement gouvernemental, c'est la cohésion et la cohérence", a martelé le ministre des Affaires étrangères. "La cohésion, c'est que l'expression soit unie, et c'est nécessaire, parce que les difficultés sont grandes. Si en plus les discours sont contradictoires, personne n'y comprend plus rien", a-t-il expliqué. "La cohérence, c'est autre chose, c'est le choix de la politique, et notamment de la politique économique, puisque finalement, tout tourne autour de cela".

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Interrogé sur le départ du gouvernement d'Arnaud Montebourg, qui a critiqué la ligne de l'exécutif, le chef de la diplomatie a justifié son limogeage. "Arnaud Montebourg est un homme qui a beaucoup de qualités, mais si vous êtes ministre de l'Economie et que vous dites que la politique économique ne marche pas, ça pose un léger problème", a-t-il lancé.

Pour Laurent Fabius, ce remaniement renforcera la lisibilité de l'action gouvernementale auprès des Français. "Ce qui me frappe quand je discute avec les gens, c'est qu'ils savent bien qu'il y a des difficultés, mais ils ne veulent pas qu'à ces difficultés intrinsèques s'ajoutent en plus des incohérences, et je crois qu'ils ont raison", a-t-il affirmé.

C'est l'ancien banquier d'affaires Emmanuel Macron qui succède à Arnaud Montebourg au ministère de l'Economie. "C'est un homme compétent, c'est un homme qui croit à ses idées, il connaît bien l'Etat et je suis sûr qu'il va faire un bon travail", a déclaré Laurent Fabius à propos du nouveau locataire de Bercy. Quant aux critiques de l'aile gauche du PS sur le choix d'Emmanuel Macron, Laurent Fabius les a balayées : "Nous sommes en 2014. Il y a une compétition mondiale", a-t-il estimé. "Pour lui, "la France a des atouts extraordinaires", mais "il y a des choses à réformer et il faut les réformer".

>> L'intégralité de l'interview :