Fabius fustige "le boulet fiscal"

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Fabius fustige "le boulet fiscal"
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Pour le socialiste, la politique fiscale du gouvernement est "une collection de passe-droits".

Laurent Fabius comprend que la majorité "se rebelle" contre Nicolas Sarkozy dont la politique a, selon lui, des "résultats économiques médiocres, des résultats sociaux mauvais et des résultats électoraux détestables". Le socialiste voit d’ailleurs dans les mauvais résultats de l’UMP aux régionales "une réaction contre l’injustice fiscale actuelle".

Bouclier fiscal

Se joignant à la grogne montante contre le bouclier fiscal, le député de Seine-Maritime a rappelé qu’il l’avait toujours surnommé "le boulet fiscal". Il s’est dit frappé de voir les 100 plus fortunés de France toucher un chèque du trésor public de plus d’1 million d’euros chacun. "Chaque fois qu’on demande des efforts supplémentaires aux contribuables français, ces personnes sont exonérées", a-t-il développé. "Ce n’est plus une politique fiscale, c’est une collection de passe-droits […], le symbole de l’injustice", a-t-il martelé.

Niche fiscale

Insistant sur la politique fiscale du gouvernement, Laurent Fabius a rappelé l’amendement Copé voté il y a quelques années et qui exonère les plus values réalisées par les grandes entreprises qui vendent leurs filiales. Cette niche fiscale a coûté à l'Etat 18,6 milliards d'euros en 2008 et 2009. "Ces mesures qui ne sont pas connues, beaucoup moins spectaculaires que le bouclier fiscal, elles-aussi si elles étaient annulées pourraient permettre des rentrées dont la France a bien besoin", a-t-il développé.

Taxe carbone

Au sujet de la taxe carbone, l’ancien Premier ministre considère qu’elle "mal fichue, qu’elle ne concernait pas les grandes entreprises qui polluent et était socialement injuste". Mais il a rappelé que la fiscalité écologique était une bonne idée.

Régionales

Laurent Fabius s’est également réjoui des résultats du PS aux élections régionales. Mais il a voulu les prendre avec "humilité" et a rappelé le règles que devaient respecter les socialistes : éviter de se diviser et travailler sur le fond.