Et si Bernard Tapie revenait en politique ?

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Et si Bernard Tapie revenait en politique ?
@ i>TELE / Philippe Mazzoni
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ZOOM - L’ex-ministre a laissé entendre qu’il pourrait retravailler avec les Radicaux de gauche.

Promis, juré, le virus de la politique ne le reprendra plus. Le 22 février, Bernard Tapie assurait, sur Europe 1, ne plus être "dans le jeu". Pourquoi ? L’amour, tout simplement. "Cela fait 40 ans que je suis avec ma femme, je suis l’homme le plus heureux de la terre et je ne voudrais à aucun moment lui faire revivre ce qu’elle a vécu à cause de la politique." Pourtant, mercredi, lors d'une interview sur Europe 1 et >iTélé, l’ancien ministre de François Mitterrand a laissé planer le doute sur ses envies politiques.

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LE recours contre le FN ?Au cours de cette émission spéciale, Bernard Tapie a d’abord été d’une grande clarté : "je ne me présenterai plus aux élections". Il aurait pu en rester là. Mais l’homme aime cultiver les polémiques. Donc "si, à Marseille, le FN reste en seconde position, je ferai les marchés, les écoles, pour le faire reculer", a-t-il affirmé. Car, selon lui, "la gauche, croit, à tort, que le FN c’est un moyen de baiser la droite (sic)".



Bernard Tapie : "Contre le FN de toutes nos...par Europe1fr

Donc si la gauche n’y parvient pas, c’est lui qui s’y collera. Comment ? Avec qui ? "Ma famille politique, ce sont les Radicaux. Je vais demander à Baylet  (le président du PRG, en photo avec lui ci-dessous, Ndlr), il va me dire s’il accepte que je reparte avec lui pour quelques campagnes, quelques marchés, quelques villes", a-t-il annoncé, avant de conclure : "si vraiment il y a un danger à ce que partout dans les grandes villes ou ailleurs, le Front puisse jouer les arbitres, il faut de toute nos forces l'empêcher".

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"Hollande laisse faire." Si Bernard Tapie a - à maintes reprises - dédouané Nicolas Sarkozy dans l'affaire de l'arbitrage, tout en reconnaissant avoir rendu visite à l’ancien président à de nombreuses reprises, il n’accable pas non plus François Hollande. "Il n’y a pas de conspiration. Je ne crois pas une minute que le président de la République actuel soit à la manœuvre de cette affaire", a-t-il assuré, avant de glisser, malgré tout, une petite pique au président socialiste : "je crois qu’il laisse faire car il n’a pas le courage d’aller affronter la réalité lorsque celle-ci ne correspond pas aux règles, aux usages et au droit."

Mi figue-mi raisin quand il parle du chef de l’Etat, l’ancien président de l’OM a la langue mieux pendu quand il s’agit de tacler ses anciens camarades socialistes : "je pense qu'il y en a quelques-uns, dans les rangs des socialistes, qui ne seraient pas mécontents que cette aventure ne porte pas bonheur" à François Hollande, a-t-il conclu.