Et Sarkozy redevint un simple citoyen
Et Sarkozy redevint un simple citoyen

Nicolas Sarkozy a remis les clés de l'Elysée à François Hollande mardi.

Il est 10h moins quelques minutes. La voiture de François Hollande s'approche de l'Elysée. Nicolas Sarkozy sert la main du personnel du Palais, sous leurs applaudissements et les "Nicolas merci!", "I love you!" ou autres "Nicolas Sarkozy, 2012-2017", de ses supporters entassés dans la cour.  

Celui qui est encore président de la république pour quelques secondes remonte ensuite les marches, devant la porte du Palais. François Hollande arrive,  sort de sa voiture et avance vers lui. Le visage légèrement crispé, Nicolas Sarkozy attend que celui-ci traverse la quasi-totalité de la cour, avant de descendre les marches pour le rejoindre.  

Serrages de mains cordiaux et sans chaleur  

Premier serrage de mains. Nicolas Sarkozy a le sourire, il semble maintenant apaisé. Il échange quelques mots avec François Hollande, donne un furtif coup d'œil au ciel et remonte les marches à côté du nouveau président.  Second serrage de mains. Le désormais ex-chef de l'Etat semble complètement détendu, même s'il ne sourit pas. Il parle, a la démarche légère, regarde les caméras. Puis rentre dans l'Elysée avec François Hollande.

Les deux hommes resteront 38 minutes à l'intérieur. Nicolas Sarkozy informe son successeur des affaires courantes en cours, le renseigne sur certains de ses collaborateurs, sur les otages français retenus à l'étranger, et lui donne peut-être les codes nucléaires.

"Nicolas dehors"

Puis les deux hommes finissent par sortir, suivis de Valérie Trierweiler et de Carla Bruni. Nicolas Sarkozy empoigne une ultime foi la main d'un François Hollande à l'air grave et d'une Valérie Trierweiler souriante. Il commence à partir, puis se retourne pour attendre sa femme.

Le couple traverse la cour de l'Elysée main dans la main, une première dans l'Histoire des passations de pouvoir, et rejoint sa voiture sous les applaudissements du public massé dans la cour. Le véhicule franchit les portes de la résidence présidentielle. Le public de la rue, un peu plus hostile que celui de la cour, lui dira au revoir sous les sifflets et autres chants de "Nicolas dehors" et "on a gagné". À l'intérieur de la voiture, le bras de celui qui n'est désormais plus président de la république sort de la fenêtre arrière droite et adresse un dernier salut à la foule. Les caméras filment le véhicule s'éloigner. Avant de se tourner à nouveau vers François Hollande.