Et pendant ce temps-là, tout va bien pour Macron

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En déplacement dans le Lot, le candidat à la présidentielle a tourné la page des polémiques sur la colonisation et le Mariage pour tous, et égrène son programme.

REPORTAGE

Il y en a un pour qui le climat de campagne s'est nettement amélioré ces derniers jours, c'est Emmanuel Macron. Mercredi, le candidat à la présidentielle a obtenu le soutien de François Bayrou. Vendredi, il a commencé à dévoiler son programme économique avec une mesure choc : l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des Français. On est loin déjà des polémiques de la semaine dernière sur les colonisations et le Mariage pour tous. Son déplacement le même jour dans le Lot, à Rocamadour puis à Souillac, s'est déroulé dans une atmosphère beaucoup plus sereine.

Une irrésistible ascension ? Pas de comité d’accueil hostile et pas de casseroles. Emmanuel Macron est apparu plus détendu que la semaine dernière, arpentant les rues de Rocamadour. "Je suis toujours détendu et souriant. Ce sont les gens autour de moi qui ne sont pas détendus et souriant parfois", relève-t-il. L’ancien ministre de l’Economie affiche son aisance, serrant les mains alors qu’il gravit les 182 marches jusqu’au sanctuaire de Notre-Dame de Rocamadour. Mais l’ancien protégé de François Hollande songe peut-être à une autre ascension… jusqu’à l’Elysée cette fois.

Face à ses détracteurs. Le soir, à Souillac, Emmanuel Macron a tenu une réunion publique, à peine perturbée par quelques militants communistes venus l’alpaguer devant la salle. "Il n’y a jamais eu tant de profits, monsieur !", lâche l’un d’eux. "Les écoles qui ferment, les maternités qui ferment… vous la connaissez la ruralité ?", interroge une autre. Le fondateur d’En marche ! calme la gronde en invitant une délégation à venir l’écouter.

Pendant une heure, Emmanuel Macron égrène ses propositions, pour le plus grand plaisir de ses fans. "Ça va dans le bon sens !", relève un soutien. "Sur les déserts médicaux, c’est génial et ça donne un élan supplémentaire à cette campagne", s’enthousiasme encore une fidèle, alors que le candidat propose notamment de multiplier les maisons de santé médicalisées.

Un "contrat avec la nation". Pas un mot, en revanche, sur l’affaire Fillon si ce n’est l’exigence de moralisation de la vie politique mentionnée à la tribune. La semaine qui vient s’annonce encore crucial pour Emmanuel Macron qui doit dévoiler le gros de son programme, ce qu’il appelle "Le contrat avec la nation".